Banque de question courante Test écrit MEAL

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  1. Citez et expliquer les différentes phases du cycle du projet.

Programmation : Définition des orientations et principes généraux. Sur base de l’analyse des problèmes et des potentialités, en tenant compte des priorités locales, des actions mises en œuvre par les autres bailleurs de fonds ainsi que des capacités locales. Il en résulte du Cadre de Stratégie Pays.

Identification : Les besoins et intérêts des parties prenantes sont analysés. Les idées de projets et d’autres opérations sont identifiées et examinées en vue d’être éventuellement approfondies.

Des études sectorielles, thématiques ou de « pré-faisabilité » d’un projet peuvent être réalisées pour la formulation d’un projet ou d’une action.

Instruction : Est parfois appelée « conception », « préparation », « formulation », ou « évaluation ex ante »), tous les aspects importants de l’idée de projet sont examinés, en tenant compte des  facteurs de qualité clés et les points de vue des principales parties prenantes. Les bénéficiaires et autres parties prenantes devraient participer activement à la description détaillée de l’idée de projet.

Des plans de travail détaillés, comportant un Cadre Logique dotés d’indicateurs des résultats escomptés et d’indicateurs d’impact, ainsi que des calendriers des activités et des ressources  devraient être produits au cours de cette phase. Il en résulte une décision de proposer ou non un financement pour le projet.

Financement : La proposition de financement est complétée et examinée par le comité interne ou externe approprié. Il s’agit ensuite de décider de financer le projet ou non.

Une convention formelle, énonçant les dispositions financières essentielles de mise en œuvre, est alors signée.

Mise en œuvre : Les ressources convenues sont utilisées pour atteindre l’objectif spécifique. Les groupes cibles perçoivent les bénéfices prévus et les objectifs plus larges, globaux.

L’état d’avancement du projet fait l’objet d’un suivi régulier permettant de l’ajuster à l’évolution de la situation. A la fin de la mise en œuvre, la décision de clôturer ou de prolonger le projet devrait être pris.

Evaluation : L’évaluation est une fonction qui consiste à porter une appréciation, aussi systématique et objective que possible, sur un projet en cours ou achevé, un programme ou un ensemble de lignes d’action, sa conception, sa mise en œuvre et ses résultats. Il s’agit de déterminer la pertinence des objectifs et leur degré de réalisation, l’efficience, l’efficacité, l’impact et la viabilité par rapport au développement.

 

  1. Quelles est la différence entre suivi et évaluation ?

L’évaluation est une appréciation rigoureuse et indépendante des activités réalisées ou en cours visant à déterminer leur niveau de réalisation des objectifs fixés et de contribution à la prise de décision. Les évaluations sont généralement menées pour répondre à des questions clés sur la performance du programme. Son jugement s’articule autour de critères différents qui sont les suivants :

  • La pertinence concerne la relation entre les enjeux, les problèmes ou les besoins constatés et les objectifs choisis pour y répondre et la mesure dans laquelle ces derniers présentent une réelle plus-value par rapport à l’existant.
  • L’efficacité décrit la réalisation des objectifs.
  • L’efficience (autres termes : rendement, coût-efficacité) concerne l’utilisation rationnelle des moyens à disposition et vise à analyser si les objectifs ont été atteints à moindre coût (financier, humain et organisationnel) ; il s’agit donc d’abord de comprendre le coût des effets produits.
  • La pérennité vise à savoir si les effets du programme perdureront après son arrêt.
  • Le critère de l’utilité concerne la comparaison entre les effets du programme et la problématique sociétale à l’origine de l’intervention publique. Elle inclut donc l’efficacité (effets prévus) mais, notamment, les effets imprévus (aussi bien positifs et négatifs) à la fois sur les populations initialement concernées par le programme et sur des groupes qui n’étaient pas prévus au départ.

 

L’évaluation peut déboucher sur plusieurs types de confirmations :

Confirmation du diagnostic et/ou de la stratégie retenue. Cette confirmation n’est pas obligatoirement totale : Le diagnostic peut être confirmé mais certaines modalités d’intervention peuvent être abandonnées.

Arrêt

Dans ce cas l’évaluation amène à constater des erreurs de diagnostic initiales ou une évolution telle de la situation que ce qui avait été prévalu au lancement du projet n’a plus sa raison d’être…

Autre cas : Les objectifs ont été atteints, la poursuite du projet ne se justifie plus ou le coût du projet est devenu trop lourd.

Recadrage / réorientation

L’évaluation peut amener, du fait de l’évolution de la situation, à proposer de nouvelles hypothèses d’action, ou à changer des modalités de mise en œuvre du projet qui paraissent inadaptées. Dans ce cas l’évaluation pourra se poursuivre par une nouvelle programmation d’un nouveau projet ou d’une nouvelle phase de projet.

 

Suivi serait le processus par lequel les parties prenantes reçoivent un retour d’information sur les progrès réalisés en vue d’atteindre les objectifs qu’elles se sont fixés. Il est “la collecte régulière et l’analyse d’informations en vue du contrôle de l’état d’avancement de la mise en oeuvre du projet” (définition utilisée par la DGIS).

Le suivi a pour but de :

– fournir des informations sur l’avancement de la mise en oeuvre des projets

– faciliter la prise de décisions par les managers des projets

– prendre des mesures correctives

– dégager l’expérience/feed-back et d’en tirer les conséquences en terme de planification

 

Au niveau de l’organe de supervision, le système de suivi doit présenter les caractéristiques suivantes:

  1. Clarté des objectifs, des résultats, des activités et des ressources du projet dans le cadre du portefeuille de projets
  2. Clarté des responsabilités et des pouvoirs de décisions du manager du projet
  3. Clarté des besoins du manager de projet en matière d’informations
  4. Clarté des informations que le projet devra fournir
  5. Fréquence, processus et format des rapports établis par le projet pour le manager du projet
  6. Fréquence et format du feed-back donné par le manager du projet

 

Deux types principaux de suivi existent :

Le suivi de processus : il mesure les moyens par lesquels les objectifs sont atteints ; ceci inclut l’utilisation des données saisies, l’information sur le progrès des activités et la façon dont les activités sont menées.

Le suivi de l’impact : il examine l’impact des activités du projet sur les objectifs.

 

  1. Décrivez les différentes typologies d’évaluation Selon leur programmation dans le temps.

Evaluation ex-ante :

Intervient en aval de la mise en œuvre du projet, au moment de la conception d’un programme. Sa fonction est notamment de vérifier l’adéquation des objectifs par rapport aux besoins, enjeux ou problèmes à résoudre.

Evaluation intermédiaire ou à mi-parcours

Permet de réorienter l’action. Peut être mise en œuvre pour vérifier, au milieu du cycle du projet, si les besoins sont toujours présents, si la gestion du programme se déroule comme prévu ou nécessite une amélioration et pour analyser éventuellement les premiers effets du programme.

Evaluation finale

En fin de programme, permet d’observer les conséquences à court terme.
Evaluation ex-post

Après l’arrêt du programme, se situe nettement après la clôture de l’action et s’intéresse aux effets à moyen ou long terme (impacts).
Evaluation in itinere
 (évaluation chemin faisant)

Evaluation effectuée tout au long du déroulement d’une politique, d’un programme, d’une action.

 

  1. comparaison entre suivi et évaluation.
SuiviEvaluation
Objectifs-Améliorer l’efficience, modifier le plan ou l’affectation des ressources

-Clarifier les objectifs et leur transformation en indicateurs de performance

-Comparer régulièrement les réalisations

-Communiquer les progrès aux responsables et les alerter sur les difficultés

-Examiner les relations causales conduisant des activités aux résultats, expliquer pourquoi certains résultats attendus n’ont pas été atteints

-Examiner la mise en œuvre

-Fournir des enseignements, améliorer l’efficacité, les effets l’impact de la future programmation

Principales activités-Définition des indicateurs, recueil régulier d’informations, comparaison avec plan, comptes rendus-Appréciation, mesure systématique des effets, recherche des causalités par des méthodes rigoureuses
Fréquence-Périodique : journalier, mensuel, trimestriel, …selon les variables et les programmes-Episodique, à mi-parcours, en de programme, à posteriori

 

  1. C’est quoi un cadre logique ? Décrivez les éléments qui le constituent. 10 Pts

Le cadre logique est une Matrice résumant le schéma de la conception opérationnelle du projet ou du programme y compris l’enchainement logique des objectifs  à réaliser pour atteindre les résultats attendus du projet ou du programme(activités ,produits, réalisations et finalités) , les indicateurs objectivement vérifiables et moyens de vérifications à utiliser pour mesurer ces objectifs ainsi que toutes les hypothèses. C’est un outil qui sert à effectuer une analyse logique et à réfléchir de façon structurée lors de la planification d’un projet et qui s’assure que le projet est pertinent, réalisable et viable.

Les éléments  le constituent sont les suivants :

Dans la logique verticale (en ligne) nous  avons :

  • L’objectif Global: c’est à quoi le projet veut contribuer,  l’objectif global d’un projet de développement ne peut être centré sur l’organisation (par exemple, renforcer les moyens d’intervention de l’association Y). Il faut que l’objectif serve la communauté.
  • Les objectifs intermédiaires ou spécifiques c’est à quoi le projet veut contribuer, ils sont les sous-objectifs à atteindre pour réaliser l’objectif global.
  • Résultats entendus: c’est ce qu’on veut voir en conséquence des activités du projet (Produits des activités mises en œuvre), les résultats représentent la situation finale une fois que l’objectif spécifique ou global est atteint ou qu’une activité a été mise en œuvre. La définition de résultats permet l’établissement d’un système de suivi du projet.

Les activités : ce sont les tâches à exécuter par le projet. Les actions (et moyens) qui doivent être entreprises / fournies pour produire les résultats. Elles résument ce qui doit être mis en oeuvre par le projet.

Dans la logique horizontale (en colonne) :

  • Logique d’intervention (résumé narratif): c’est une description sommaire des éléments de la logique verticale, autrement dit une stratégie sous-jacente au projet.
  • Les indicateurs objectivement vérifiables: sont des signes qui mesurent la performance du projet par rapport aux objectifs. Les indicateurs objectivement vérifiables sont des données, exprimées en termes quantitatifs, qualitatifs, de temps, de groupes cibles et de lieu. Il s’agit de données à établir lors du processus de suivi-évaluation du projet. Il est important de bien les choisir car les indicateur doivent être objectifs et laisser le moins de prise possible au jugement de valeur, afin d’être crédibles pour un observateur extérieur.
  • Les moyens de vérification: sont des preuves mesurer la performance, Ils font référence aux sources d’information (lieu) qui indiquent la progression du projet en fonction des objectifs.
  • Les hypothèses ou les conditions critiques: sont de conditions qui peuvent affecter la progression, la viabilité ou la réussite d’un projet. Elles identifient les facteurs importants qui pourraient affecter la mise en œuvre et la durabilité du projet (les facteurs qui assurent la pérennité des résultats du projet) et qui ne dépendent pas du porteur de projet. Par exemple, s’il existe des menaces sur la liberté cette variable dépend de la situation politique et non du porteur de projet. Néanmoins, une modification de la situation de la liberté de la presse peut avoir un impact extrêmement sur la mise en œuvre du projet.

Importance du cadre logique ? 

Son importance de mieux comprendre les buts et objectifs d’un programme, définir les relations entre les facteurs essentiels à l’exécution du projet et à identifier les éléments internes et externes qui pourraient affecter la réussite d’un projet. Le cadre logique a donc un rôle à jouer à chacune des phases du cycle. Il constitue donc l’outil de gestion de chaque phase du cycle de projet et l’outil de référence  pour élaborer d’autres outils, le calendrier de mise en œuvre et le plan de suivi etc.

 

Quelle est la différence entre un risque et une hypothèse? Veuillez donner un exemple de chacun. (3 pts)

Une hypothèse est un facteur externe susceptible d’influencer la réussite du projet, qui échappe au contrôle direct du gestionnaire de projet, elles figurent dans la quatrième colonne du cadre logique et sont formulées à la forme positive. P.ex : « Réforme des procédure pénales mise en place avec succès » .

Un Risque est un facteur et événement susceptible d’affecter la bonne marche ou la réussite du projet et qui ont de forter chances de ne pas se réaliser. Il est formulé à la forme négative. P. Ex : « La réforme des procédures pénales échoue »

 

  1. A quoi servent le suivi et l’évaluation pour un projet de développement ?  10Pts

Le suivi et l’évaluation sont des activités pour juger de la progression des activités du projet en direction des résultats attendus et des objectifs. Ce sont des fonctions pour identifier les points forts et faibles du projet et pour prendre de bonnes et opportunes décisions.

Le suivi est une collecte régulière des informations pour s’assurer du progrès de la mise en œuvre du projet tandis que l’évaluation est une analyse systématique et objective d’un projet en cours ou achevé du point de vue de sa conception, sa mise en œuvre et son impact.

Les raisons pour lesquelles le suivi et l’évaluation doivent être faits dans un projet de développement sont :

  • Améliorer l’efficience, modifier le plan ou l’affectation des ressources
  • Clarifier les objectifs et leur transformation en indicateurs de performance
  • Comparer régulièrement les réalisations
  • Communiquer les progrès aux responsables et les alerter sur les difficultés
  • Assurer la responsabilité (redevabilité) envers les parties prenantes
  • Examiner les relations causales conduisant des activités aux résultats, expliquer pourquoi certains résultats attendus n’ont pas été atteints
  • Examiner la mise en œuvre
  • Fournir des enseignements, améliorer l’efficacité, les effets l’impact de la future programmation

Pouvez-vous brièvement expliquer les éléments importants d’un projet de développement communautaire basé sur le système de suivi et évaluation pour atteindre ses objectifs ?

 

Pour permettre au projet d’atteindre son objectif, il sera impérieux de mettre en place un système de Suivi, évaluation, redevabilité et apprentissage « Monitoring, Evaluation, Accountability and Learning »  basé sur la participation des bénéficiaires dans toutes ses phases.

En effet, les bénéficiaires seront partie intégrante du projet, ils seront consultés du début jusqu’à la fin du projet, les différentes décisions concernant les projets doivent être prises de façon concertée avec les bénéficiaires y compris les plus marginalisés dans les communautés villageoises notamment les femmes et les enfants.

Un mécanisme de redevabilité sera mis en place pour permettre à tous les bénéficiaires d’accéder aux informations utiles du projet y compris le rapport  des activités.

Pour permettre un suivi de proximité, des outils adaptés même  au niveau des bénéficiaires doivent être conçus pour permettre à ces derniers de participer dans le processus de collecte, de gestion et d’analyse des données afin qu’ils s’imprègnent de l’évolution du projet, ceci exigera le recours aux approches participatives dans le cadre du suivi et évaluation du projet, le cas de la méthode MARP (Méthode Accélère de recherche participative) qui permet aux bénéficiaires de participer activement au processus d’évaluation d’un projet de manière participative.

Pour arriver à ça, un renforcement des capacités des staffs, partenaires et bénéficiaires en suivi et évaluation est nécessaire pour assoir un système de suivi et évaluation participative

Cela étant, les réunions mensuelles d’analyse et de validation des données avec les bénéficiaires seront organisées dans les communautés bénéficiaires. Au cours de ces réunions, les leçons tirées de la mise en œuvre des activités doivent être partagées avec toutes les parties prenantes.

Le plan de suivi et évaluation du projet qui sera développé dans le cadre du projet tiendra compte de tous ces aspects en prévoyant l’organisation d’une étude de base ou de référence (si cela n’a pas encore été fait), d’une évaluation a mis parcours qui permettra à toutes les parties prenante du projet de faire la rétrospective du projet afin de tirer les leçons (Learning) et rectifier les activités dans le futur pour atteindre l’objectif du projet.

Une évaluation finale participative basée sur l’approche participative sera faite avec les bénéficiaires pour mesurer l’atteinte des résultats avec toutes les parties prenantes dans le projet.

Vous avez été retenu à ce poste, que pensez-vous être votre rôle dans le Cycle de Gestion de Project au sein de l’organisation?

Mon rôle consistera à apporter un appui transversal dans la mise en œuvre du projet.                        Dans un premier temps, mon attention sera focalisée  sur la mise en place d’un plan de travail en se réfèrent au cadre logique du projet.

Dans le plan de travail,  une attention particulière sera focalisée sur l’étude de base ou étude de référence si cela n’a pas encore était fait afin d’établir la situation de départ, elle permettra de faire une comparaison avec les résultats atteints à la fin du projet afin de dégager l’apport du projet.

En second, je procèderai à :

  • Mettre en place les outils de suivi et évaluation des activités sur terrain dont la base des données, le plan de suivi et évaluation, les outils de collecte des données le circuit de gestion de plainte et de partage d’information (dans le cadre de la redevabilité)
  • Renforcer les différentes procédures à l’interne en définissant les normes de qualité qui feront partie de l’arsenal de suivi et évaluation ;
  • Mettre en place le système efficace de redevabilité(Accountability) conformément à la norme HAP 2010 de redevabilité et de gestion de qualité, elle se basera sur la mise en place des mécanismes des feedbacks et de partage d’information afin de permettre aux bénéficiaires du projet de partager leurs opinions ;
  • Appuyer le programme à capturer et à capitaliser les leçons apprises(Leaning) et les transformer en opportunité pour améliorer la qualité des interventions sur terrain au profit des bénéficiaires
  • Renforcer les capacités des staffs du projet et des partenaires ainsi que des représentants des bénéficiaires dans le domaine de suivi été évaluation.

 

Expliquez en quoi consiste le Humanitarian Accountability Partnershi p? Que mettez-vous en place afin de vous assurer de la mise en œuvre de ces principes ?

Il consiste à créer un engagement de redevabilité et décrit le processus permettant la réalisation des projets/programmes de qualité en faveur des personnes touchées par les crises humanitaires. Il s’appuie sur :

  • Des mécanismes de gestion des plaintes surs et accessibles dans les sites d’intervention afin de permettre aux bénéficiaires de donner leurs feedbacks en rapport avec les actions réalisées en leur faveur
  • Un plan efficace de partage d’information avec les bénéficiaires portant sur l’organisation (Mission, vision, domaines d’intervention, Historique…), les programmes mis en œuvre par l’organisation (Objectifs à atteindre, activités à réaliser, le budget si l’environnement est favorable
  • Un système de feedbacks aux bénéficiaires ayant exprimé leurs préoccupations
  • Un système de collecte et de partage des leçons apprises pour la prise de décision et l’amélioration continue
  • Un système de renforcement des capacités du personnel pour permettre à l’organisation d’atteindre les engagements conclus avec les bénéficiaires

 

 

  1. Qu’entendez-vous par Indicateur  et quelle différence faites-vous entre un indicateur de processus, d’effet et un indicateur d’impact ? 10Pt

 

Un indicateur : Selon la définition, adoptée par USAID, un indicateur est une variable, dont le but est de mesurer le changement au sein d’un phénomène ou d’un processus.

Les indicateurs du processus sont utilisés pendant le projet pour indiquer si l’avancement est en bonne voie, ils permettent d’apprécier le rythme d’avancement du projet, l’utilisation des ressources et la manière dont le projet est mené, les indicateurs d’effets ont trait aux changements qui apparaissent du fait des interventions du programme dans le moyen ou long terme ; tandis que les indicateurs d’impact mesurent l’effet à long terme des interventions du programme, ils sont utilisées à la fin du projet pour vérifier la pertinence, l’efficience, l’efficacité, l’impact, la viabilité du projet.

 

 

  1. Citez et expliquez les caractéristiques d’un bon indicateur ? 5Pts

Un bon indicateur doit être SMART :

  • Spécifique: mesure-t-il exactement ce qui doit être mesuré ?
  • Mesurable: est-ce une mesure clair et fiable du résultat ?
  • Aitanable/Acceptable: Est-ce que l’indicateur capture l’essentiel des résultats désirés?
  • Réaliste/Relevant: Les résultats (s) sont-ils réalistes ?
  • Trackable/Temporellement définis : que l’on peut suivre dans le temps.

 

Un indicateur devrait pouvoir renseigner sur les réalisations selon 5 critères:

  • Combien ? = Quantité
  • Comment ? Quoi ? = Qualité
  • Qui ? = Groupe Cible ou bénéficiaires
  • Quand ? = Période ou échéance
  • Où ? = Localisation
  1. Quelle différence y a-t-il  entre un Indicateur quantitatif et qualitatif ? 5Pts
  • Les indicateurs quantitatifs sont des mesures statistiques qui évaluent les résultats en termes de : Nombre, Pourcentage, Taux, Ratio.
  • Les indicateurs qualitatifs reflètent ce que les individus pensent, leurs opinions, leurs perceptions et leurs attitudes à l’égard d’une situation ou d’un sujet. Ils peuvent signaler des changements dans la sensibilité, la satisfaction, l’influence, la sensibilisation, la compréhension, les comportements, la qualité, la perception, le dialogue ou le sentiment de bien-être. Les indicateurs qualitatifs mesurent les résultats en termes de : Respect de…, Qualité de…,  Mesure de…, Niveau de …
  • Expliquez la différence entre les données quantitatives et qualitatives, et donner 3 exemples de chacune. (10 pts)

Les données quantitatives sont des variables caractérisées par des valeurs numériques, elles sont exploitables arithmétiquement et regorgeant des informations statistiques qui permet d’évaluent les résultats en termes de nombre, pourcentage, taux, ratio …

tandis que les données qualitatives sont des variables qui n’ont pas de valeur numérique ; leurs valeurs sont souvent des qualités réparties en classe et reflètent ce que les individus pensent,  leurs opinions, leurs perceptions, leurs moti­vations, leurs croyances, comportements et leurs attitudes à l’égard d’une situation ou d’un sujet. Ils peuvent indiqués des changements dans la sensibilité, la satisfaction, l’influence, la sensibilisation, la compréhension, les comportements, la qualité, la perception, le dialogue ou le sentiment de bien-être. Les résultats qu’elles couchent   sont souvent mesurés en terme de : respect de., qualité de , mesure de, niveau de…

 

Exemple : données quantitatives :

  • 64 communautés sont desservies par un système d’alerte rapide,
  • 40 % des ménages passent plus de deux heures à collecter de l’eau à des fins domestiques.

données qualitatives :

  • Selon les groupes de consultation communautaires, l’alerte a bien été donnée pendant la simulation de situation d’urgence, mais le volume n’était pas suffisant dans certains cas.
  • Lors des discussions de groupe, les femmes ont dit qu’elles pas­saient une grande partie de leur journée à collecter de l’eau po­table, surtout pendant la saison sèche, et que, par conséquent, elles manquaient d’eau pour l’hy­giène personnelle et domestique.

 

  • Pour une étude (Enquête), qu’entendez-vous par contrôle de qualité de données ? à quel moment peut –on faire le contrôle de qualité ? 10Pts

Il est utile qu’une enquête soit marquée par le souci d’appliquer de méthodes saines capables de garantir la qualité des données qui sert à déterminer dans quelle mesure le produit final satisfait aux objectifs initiaux de l’activités statistique, notamment sous l’angle de la fiabilité (exactitude, actualité et cohérence), de plus il facilite l’interprétation de l’enquête, et permet à l’organisme statistique d’accroitre la qualité de l’enquête. Généralement il existe deux types d’évaluation de la qualité des données :

  1. La Certification ou validation : Les données sont analysées avant leur diffusion officielle, afin d’éviter les erreurs évidentes et d’éliminer les données de piètre qualité, à cette étape de l’enquête, on privilégie la comparaison des données à des sources de données externe ou auxiliaire.
  2. L’Etude des sources d’erreur : cette démarche permet généralement d’obtenir des renseignements quantitatifs sur les sources précises des erreurs présentes dans les données.

 

à quel moment peut –on faire le contrôle de qualité ? Le contrôle de la qualité de données repose sur des indicateurs établis à chacune des étapes de l’enquête.

 

  • Quels sont les points qui doivent être prise en compte lors de la mise au point d’un système de suivi ? 10Pts

La conception d’un système de Suivi Evaluation comporte se fait généralement en six (06) étapes ou phases ;

 

  • Définition de l’objectif et du champ d’application du système de Suivi Evaluation: Les réponses aux préoccupations telles que le budget de fonctionnement du Suivi Evaluation, le nombre d’indicateurs à suivre, la fréquence des rapports, les types de communication nécessaire etc.
  • Identification des questions relatives à la performance, les indicateurs et les besoins en matière d’information: liée à l’élaboration du Cadre Logique du projet.
  • Collecte et organisation de l’information: Au cours de la phase de démarrage du projet, les parties prenantes doivent définir clairement la nature des informations à collecter, l’organisation pratique de la collecte et du stockage des informations en tenant compte rigoureusement des ressources humaines et financières disponibles.
  • Modalités de la réflexion critique: Cette étape permet de développer des pratiques pour que l’interprétation des données et l’appréciation que cette analyse implique pour les activités du projet s’inscrive dans une approche participative.
  • Communication et établissement des rapports: Cette étape consiste à : établir la liste exhaustive de tous les acteurs concernés, de leurs besoins en matière d’information ; définir la forme sous laquelle l’information sera présentée ; la façon dont les informations seront utilisées ; un calendrier détaillé pour la production de l’information ; responsabiliser les acteurs par rapport à chaque type d’information pour qu’elle soit effectivement disponible à temps.
  • Moyens et compétences nécessaires: La définition précise du nombre d’agents du Suivi Evaluation, de leur qualification, de leurs responsabilités et de leurs liens avec les autres acteurs du projet est fondamentale pour que le système fonctionne véritablement. Une ligne budgétaire spécifique et suffisamment dotée doit être prévue pour le Suivi Evaluation.

 

  • Décrivez le processus que vous pouvez utiliser pour concevoir un outil de collecte de données. 10Pts
  • Le processus commence par la connaissance et compréhension exacte des informations recherchées, puis les sources de ces dernières, la méthode appropriée à cette activité, le calendrier, timing nécessaire et en fin la conception proprement dite de l’outil de collecte des données.
  • En suite l’outil continue par être élaboré, évaluation, valider, corriger et ajuster. Lors de l’élaboration il est utile de connaitre la quantité et la qualité des renseignements à recueillir avec l’outil, les débits de la collecte, de même que la variance entre les réponses.
  • L’élaboration d’un nouvel outil nécessite une validation rigoureuse des différentes sections dont les indicateurs.

 

  • C’est quoi une base de données, et dites en quoi cela peut nous être utile pour le suivi et évaluation ? 10 Pts

Ce terme  est utilisé pour désigner toute source importante de données (stockage) telle qu’une encyclopédie. Les bases de données sont classées en fonction de leur contenu : bibliographique, texte, numérique, et images. La base de données permet d’organiser, de contrôler, de consulter et de modifier la base de données.

 

Pour l’appréciation des effets / impacts, les données à collecter sont également indispensables, en vue d’être en mesure d’imputer les changements observés du fait les interventions, il est nécessaire de disposer des informations sur la situation initiale ou de référence. Il s’agit d’une base de données beaucoup plus orientée sur les l’atteinte des produits et sur les impacts / résultats qui devront porter tant sur la situation de base ou de référence que sur les changements possibles à observer suite aux actions/ mesures en cours et/ou qui seront mises en œuvre.

  • Quels types de données sont importants pour un programme Integrated Water Resource Management et pourquoi ? Donnez au moins 3 exemples des données spécifiques.

Données statistiques : nombre de foyers ayant reçu des formations sur le lavage de mains et la gestion des matières fécales, capacité totale de stockage d’eau du ménage, Quantité totale d’eau utilisée par jour par le ménage.

Données démographiques : Nombre des Sources principale d’eau utilisés fonctionnelles et équipées (bornes fontaine, puits et forage disponibles), leurs condition d’entretien et/ou de réparation dans le milieu, les pratiques hygiénique du ménage, présence  de service de la prise en charge de maladies hydrique dans le milieu, des ONG asbl  locale ouvrant dans le WASH.

Données sécuritaire : la Situation sécuritaire du milieu et les groupes/troupes armées se trouvant dans le milieu.

  • Pourquoi est-ce qu’on utilise les tableaux croisés dynamiques « en anglais : pivot tables »? (4 points)

Pour nous faciliter  à bien analyser les données et calculer les indicateurs

Il permet de générer une synthèse d’une table de données brutes, de regrouper des données selon une ou plusieurs de ses propres catégories (colonnes ou champs) et faire les opérations nécessaires entre les montants correspondants (sommes, moyennes, comptages, etc.). Le Tableau croisé dynamique peut donc créer des mises en forme de tableaux en répartissant les différents champs voulus, en abscisses ou en ordonnées. En particulier, c’est l’outil de choix pour construire un tableau de contingence.

  • Expliquez comment vous pouvez calculer l’indicateur suivant : (3 points): % des femmes violés qui ont reçu les soins médicales en délai de 72 heures.

= : Nbre total des femmes violées ayant reçu les soins médicaux en delai de 72 heures  X 100

Nbre total des femmes violées reçues au cours de la période donnée (Mois, Année)

  1. COMMENT mettre en place une procédure de gestion des plaintes ?
  • Assurer l’engagement institutionnel
  • Consultez les enfants et la communauté
  • Définir la procédure et les circuits
  • Mettez en place les mécanismes de gestion des plaintes et formés les gens
  • Informer les gens sur le fonctionnement des plaintes
  • Enregistrez les plaintes
  • Accusé de réception de la plainte, oral ou écrit
  • Résolution de la plainte
  • Réponse à la personne ayant formulé la plainte
  • Enregistrez le plainte et tirez les leçons apprises: partagez votre apprentissage

 

  • Dans le cadre d’une crise soudaine qui cause le déplacement d’une communauté, quels sont les aspects de la vie communautaire à évaluer pour définir sa vulnérabilité ? 6 lignes

Les personnes déplacées sont en butte à d’immenses difficultés : quasiment privées de tout, elles voient leurs possibilités de survie menacées, tandis que, bien trop souvent aussi, de graves menaces pèsent sur leur sécurité physique, tant au cours de leur fuite que pendant la période où elles vivent loin de chez elles. Leur situation explique le pourcentage souvent extrêmement élevé de décès parmi les déplacés, en particulier parmi les personnes physiquement plus faibles — enfants, personnes âgées ou femmes enceintes. Les difficultés rencontrées par leurs proches restés sur place, ou par les communautés qui les accueillent, viennent encore aggraver le problème.

Ils peuvent courir ainsi à des risques tel que :

Risques liés à l’environnement : Aléas climatiques (cyclone, sécheresse, tempête, inondation), insectes nuisibles, changement climatique, déforestation, pollution de l’air et de l’eau, épuisement des ressources naturelles, maladies végétales, etc.

Risques politiques: impacts des conflits armés, des instabilités politiques, etc.

Risques sur la santé: les maladies, les accidents et la mort touchent à la fois tout le monde mais de manière différente, les conséquences pour les déplacés étant souvent plus dures. Pauvreté et mauvaise santé forment ainsi un cercle vicieux. Le déplacées vit dans un environnement propice aux risques de maladies et d’accidents et possède une accessibilité aux services de santé plus limitée. Etc

Risques sur les prix liés aux fluctuations du marché : variation des prix des inputs et des outputs agricoles.

 

  • Une dispute éclate entre des membres de votre équipe. Comment gérez-vous cette situation ?

Lorsque d’un échange conflictuel qui semble s’amplifier, il faudrait :

  • Se positionner en maître de séance ; faire le bilan de la situation ; cela permet de reformuler, et d’entendre les faits
  • Valider la volonté de part et d’autre de sortir de la situation
  • Sortir du jugement de l’autre ; accepter que ce ne soit pas la personne qui est en cause mais son comportement
  • Identifier ce qui est important pour chacun
  • Rappeler l’objectif commun aux différents acteurs ; qu’est-ce qui leurs relie au-delà de ces conflits ? Vers quoi nous voulons plus grand voulons-nous tendre et pour quel intérêt commun, quel est notre objectif.
  • Faire exprimer à chacun ce qui est important pour lui dans cet objectif
  • Que retenons-nous de cette situation conflictuelle pour nous rapprocher de nos objectifs ?

A partir de là, un nouveau périmètre de fonctionnement commun à tous peut-être défini, en toute transparence ; avec l’engagement de chacun d’adhérer à une vision commune et se conformer au règlement d’ordre intérieur de l’organisation.

 

  • Quels sont les éléments que vous allez analyser lors d’une mission de suivi ?

Selon le niveau de réalisation du projet, les éléments ci-dessous doivent être examinés  lors d’une mission de suivi :

  • L’évaluation du plan de démarrage : il s’agit d’établir à l’aide d’une grille, la situation entre prévisions et réalisations et d’en tirer les conclusions et recommandations nécessaires ;
  • La situation des activités réalisées (activité prévues et non prévues) ;
  • La vérification du niveau de réalisation des activités prévues par rapport au chronogramme et l’identification des écarts et retards ;
  • L’analyse des moyens mobilisés (humains, matériels et financiers) ;
  • L’identification des contraintes ou blocages qui empêchent ou retardent la réalisation de certaines activités ;
  • La conduite d’un entretien avec les concernés pour fournir les explications et justifications nécessaires sur les différents constats ;
  • L’analyse critique des constats réalisés et des explications fournies (analyse qualitative et quantitative)
  • La formulation de recommandations à l’endroit de toutes les parties impliquées

(Staff IRC, Institutions abritant le ou les projets, Bénéficiaires éventuels, etc.)

  • La rédaction d’un rapport de mission.

 

  • Vous êtes chargé/e d’organiser/conduire, de superviser une enquête. Décrivez les étapes principales que vous allez mettre en place du début à la fin. (10 points)

Les étapes à suivre pour conduire une enquête sont :

  1. L’étape de cadrage ; définition des objectifs et de la cible: Il faut au préalable définir avec précision quels sont les objectifs de l’enquêtes à mener qui guiderons la manière de dépouiller l’enquête. Les objectifs doivent être clairs, bien ciblé et opérationnels, bien couché dans le terme de référence de l’étude à mener.
  2. La méthodologie : Le choix d’une méthodologie appropriée est central. Il passe par l’examen des points suivant dont la liste n’est pas exhaustive : quelle est la population concernée par l’enquête ? Combien n’interroger de personnes ? A quelle période interroger cette population ? Quelles type d’enquête mettre en œuvre (enquête par courrier, par téléphone, par internet, en face à face ‘dans la rue, à domicile…’ ?, Comment formuler les questions ?, Ces questions sont essentielles en vue de dépouiller l’enquête. A ce stade interviennent l’Elaboration des questionnaires (Protocole de recherche) , le Recrutement des enquêteurs, la Formation des enquêteurs, Pré enquête (Test des questionnaires) et corrections des questionnaires

 

  1. La mise en œuvre et le suivi, appeler encore étape de la diffusion de l’enquêtes et/ou Enquête proprement dite. Des biais peuvent être introduits lors de la collecte de l’information, là encore, la plus grande rigueur s’imposer sur le terrain.
  2. Traitement, analyse et interprétation des résultats, Une fois le questionnaire mis en œuvre, les informations recueillis permettent de dépouiller l’enquête. L’analyse des critères de chaque question.
  3. Enfin la communication des résultats/Production du rapport draft (Communication interne aux personnes ciblées et externe si la maison est sûre d’atteindre les objectifs fixés sur le plan d’action consécutif à l’enquête)

 

  • Par quel mécanisme pensez-vous mettre sur place un bon système de gestion des données (5 pts). (10 min)

Sept considérations clés doivent être prises en compte dans la planification d’un sys­tème de gestion des données d’un projet/programme

  1. Format des données : Le format dans lequel les données sont enregistrées, stockées et finalement diffusées est un aspect important de la gestion globale des données. Les données générées se présentent sous différentes formes, mais sont principalement : numériques (feuilles de calcul, bases de données) ; descriptives (rapports descriptifs, listes de contrôle, questionnaires) ; visuelles (photographies, vidéos, graphiques, cartes, diagrammes) ; audio (enregistrements d’entretiens, etc.).

 

  1. Organisation des données : Les données d’un projet/programme doivent être organisées en catégories logiques et faciles à comprendre afin d’en amélio­rer l’accès et l’utilisation. L’organisation des données dépend d’un certain nombre de facteurs et doit être adaptée aux besoins des utilisateurs. Les don­nées sont généralement classées selon un ou plusieurs des critères suivants : données organisées de manière chronologique (p. ex., par mois, trimestre, année) ; données organisées en fonction du lieu ; données organisées en fonction du contenu ou du domaine d’intérêt (p. ex., différents objectifs d’un projet) ; données organisées en fonction du format (p. ex., rapports de projet, rapports aux donateurs, documents techniques).
  2. Disponibilité des données : Les données devraient être accessibles par leurs utilisateurs prévus et protégées contre toute exploitation non autorisée. Les principales considérations relatives à la disponibilité des données sont : l’accès ; Comment les autorisations d’accès aux données sont-elles accordées et contrôlées. La recherche ; Comment les données peuvent-elles être recherchées et trouvées (p. ex., grâce à des mots clés) ? L’archivage ; Comment les données sont-elles stockées et récupérées pour une utilisation future ? La diffusion ; Comment les données sont-elles diffusées?
  3. Sécurité des données et considérations juridiques : Les projets/programmes doivent tenir compte des considérations liées à la sécurité des données confi­dentielles, ainsi que des obligations juridiques à l’égard des gouvernements, des donateurs et autres partenaires. Les données doivent être protégées contre les utilisateurs non autorisés. Il peut s’agir tant d’un verrou sur un classeur que de logiciels de protection contre les virus informatiques et de pare-feux.
  4. Technologies de l’information : L’utilisation des technologies de l’infor­mation pour systématiser l’enregistrement, le stockage et l’utilisation des données est particulièrement utile pour les projets/programmes présentant un volume considérable de données, ou inclus dans un vaste programme re­groupant les données collectées et analysées dans le cadre de plusieurs petits projets/programmes.
  5. Contrôle de la qualité des données. Il est important de définir des procé­dures de vérification et de nettoyage des données ainsi que de traitement des données manquantes. S’agissant de la gestion des données, la mauvaise qualité des données peut être due à une erreur de saisie, à la double saisie des données, à une incohérence des données, à la suppression accidentelle des données et à la perte des données. Ces problèmes sont particulièrement fréquents dans le cadre de la collecte de données quantitatives destinées à l’analyse statistique.

Un autre aspect important de la qualité des données est le contrôle de version, qui permet d’assurer le suivi des changements apportés à un document. Définir un document comme « final » ne sert à rien si celui-ci est révisé par la suite. Le versionnage (p. ex., 1.0, 1.2, 2.1, etc.) peut être utile, mais il est également recommandé d’utiliser les dates.

  1. Personnes chargées et responsables de la gestion des données. Il est impor­tant de désigner les personnes ou l’équipe chargées de mettre en place et/ou de veiller au bon fonctionnement du système de gestion des données, d’aider les membres de l’équipe à l’utiliser, et de faire appliquer les politiques et rè­glements. En ce qui concerne les données confidentielles, il est important de désigner les personnes responsables des autorisations d’accès aux données et de diffusion.

 

  1. Expliquez les éléments clés permettant d’assurer une haute qualité de la collecte et gestion des données. (10 pts)

– Personnel qualifie disposant d’une bonne expérience en collecte des données et maitrise les réalités du milieu et des communautés (Géographie, langue, culture..),

– Assurer la formation des enquêteurs sur les méthodes et techniques de collecte des données ainsi que l’utilisation correcte des outils

-Une planification clairement définie (Logistique, Administrative et Ressources Humaines, temporelle et une motivation conséquente des collecteurs)

– Des outils de collecte des données adaptés et maitrisés par les collecteurs des données ;

– Un bon ciblage des enquêtés (un échantillon fiable)

  • Il faut impérativement faire le toilettage des données avant de procéder à l’analyse, vérifier s’il n’y a pas des données manquantes, se rassurer de la complétude de toutes les rubriques de la base des données, vérifier les données sont saisies sous un même caractère, vérifier si les dates ont été correctement saisies

 

Généralement il existe deux types d’évaluation de la qualité des données :

  1. La Certification ou validation : Les données sont analysées avant leur diffusion officielle, afin d’éviter les erreurs évidentes et d’éliminer les données de piètre qualité, à cette étape de l’enquête, on privilégie la comparaison des données à des sources de données externe ou auxiliaire.
  2. L’Etude des sources d’erreur : cette démarche permet généralement d’obtenir des renseignements quantitatifs sur les sources précises des erreurs présentes dans les données.

 

 

  1. Expliquez le principe “Ne pas Nuire”. Donner un exemple d’une situation dans votre passé professionnel durant laquelle ce principe était remis en cause, et comment vous avez surmonté ce problème.  (10 pts)

Ce principe veut que les actions humanitaires en faveur d’une communauté ne puissent pas causer des problèmes aux bénéficiaires.

Il sensibilise les agences humanitaires au fait que leur action pouvait aggraver un conflit (violent). Elle évoque les effets non intentionnels des interventions humanitaires et est considérée comme un fondement essentiel du travail des organisations dans les situations de conflits.  Dans son plus général, elle implique que les agences humanitaires doter des politiques qui leur donnent des orientations dans leurs processus de planification, de suivi et d’évaluation sur la façon de traiter des informations sensibles risquant de porter directement atteinte à la sécurité ou à la dignité de certaines personnes.

Ex. Un village qui a été visité par les rebelles pour avoir bénéficié d’aide humanitaire.

 

Des mécanismes de retours formels sont une façon de promouvoir la redevabilité envers les parties prenantes d’un programme. Donnez les différentes mécanismes de retour(feedback, plainte) et expliquez les points positifs et négatifs de chacun. Ensuite, merci de préciser vos recommandations pour des mécanismes de retours dans des zones très reculées, et pourquoi? (10 points)

Boîte à suggestions
Qu’est-ce que c’est ?Il s’agit d’une boîte placée dans le site d’exécution du projet dans lequel les membres de la communauté peuvent adresser ses plaintes ou suggestion pour que le staff le Collecte
Avantage–      Les retours peuvent être adresses dans n’importe quel moment,

–      Les retours/plaintes peuvent être anonyme,

–      Accessibles à tous, disponible dans la communauté bénéficiaire.

Inconvénients–      Demande un suivi régulier de collecte et de réponse

–      Tendance pour être anonymes et par conséquent il sera difficile de faire le suivi ou répondre aux individus

–      Ce n’est pas accessible pour la communauté non alphabétisée

–      Parfois les gens ne donnent pas d’information précise en mettant en difficulté une réponse ou un suivi efficace

Conseils–     Doter des formulaires avec des demandes d’information précise pour éviter le manque d’information

–     C’est utile pour les projets de longue durée

–     Réfléchir sur la stratégie de sortie : qui va gérer les plaintes et les suggestions quand le projet termine ?

–     Faire la boîte amie des bénéficiaires ; créer des dessins

–     Mettre le logo de l’organisation sur toutes les boites

–     Assurer qu’il y a une collecte et réponse régulière pour renforcer et encourager son utilisation dans la communauté

Ligne verte d’appel
Qu’est-ce que c’est ?Il s’agit d’un numéro de téléphone que les membres de la communauté peuvent utiliser pour contacter le staff directement
Avantages–     Les feedbacks/suggestions peuvent être adressés dans n’importe quel moment

–     Les feedbacks/suggestions peuvent être anonymes

–     Facilite la réponse immédiate aux demandes d’information et pour les plaintes les plus communes

–     Facilite la demande des détails pour mieux adresser la réponse

–     Facilite la diffusion d’information

–     C’est accessible pour les membres de la communauté non alphabétisées.

Inconvénients–     Les membres de la communauté les plus vulnérables peuvent n’avoir pas d’accès au téléphones (Enfants et Femmes)

–     Le reseau dans les zones les plus isolées et l’électricité pour charger les baterries n’est pas toujours disponible

–     Demande d’avoir de staff pour répondre aux appelles

–     Peut-être difficile de promouvoir dans les contextes d’insécurité

Conseils–     Avoir des femmes et hommes staff disponible pour pouvoir répondre aux questions selon les préférences de la personne qui appelle

–     Utiliser un numéro gratuit pour éviter des coûts les plus communes pour faciliter la gestion de la ligne

FACE À FACE
Qu’est-ce que c’est ?Le staff est disponible dans le site du projet régulièrement, avec des horaires spécifiques pour recevoir et gérer les plaintes et suggestions directes de la communauté.
Avantages–   Peut donner une réponse immédiate aux demandes d’information et pour les plaintes plus communes

–   Donne la possibilité de demander plus de détails pour pouvoir donner une réponse solide

–   C’est accessible pour les membres de la communauté non alphabétisés

–   Relativement simples, ne demandent pas trop de ressources

Inconvénients–     Risque de ne donner suffisamment d’intimité pour les plaintes les plus sensibles

–     Peut se voir affecté par l’influence les leaders communautaires

–     Demande des visites régulières à la même heure chaque semaine

–     Demande trop de temps et ce n’est pas flexible.

CONSEILS

 

Utiliser les formulaires de face à face pour faciliter avoir tous les détails nécessaires.

C’est utile pour les projets de courte durée.

Il faudra alterner le staff qui traite les plaintes entre hommes et femmes pour faciliter l’accès à tout le monde.

Décider et publier le temps spécifique toutes les 1 ou 2 semaines quand le staff va venir.

Comité de Gestion de Plaintes
Qu’est-ce que c’est ?Un groupe de membres de la communauté (hommes, femmes et enfants) élus par la Communauté et qui tiennent un registre des plaintes /suggestions pour un suivi régulier avec le Personnel.
Avantages–     Peut servir pour avoir des points focaux pour tous les membres de la communauté : hommes, femmes, filles et garçons

–     Les gens peuvent se sentir plus à l’aise porter plainte à la communauté plutôt que du personnel

–     Relativement pas cher et simple, ne nécessite pas beaucoup ressources

–     Accessible aux membres de la communauté non – alphabétisés.

–     Augmente la propriété et peut conduire à une communauté dirigée la résolution de problèmes

–     Le Comité peut être utilisé pour le partage de l’information

Inconvénients–      Ne permettre pas les plaintes anonymes

–      Peut-être dominé par des membres puissants de la communauté

–      Nécessite des visites régulières du personnel de et suffisamment de temps pour de longues discussions

CONSEILS

 

–     Donner au comité un journal de bord pour enregistrer les plaintes reçues

–     Mener une formation avec les membres du comité pour orientation sur la gestion des plaintes

–     Décider une heure précise tous les 1 ou 2 semaines, lorsque le personnel puisse assister

Recommandations pour des mécanismes de retours dans des zones très reculées:

  • Un retour face à face car il peu donner une réponse immédiate, donne la possiblilité de demander plus de détails pour pouvoir donner une réponse solide, est accessible pour les membres de la communauté non alphabétisés, relativement simple, ne demande pas trops de ressources.
  • Une mise en place d’un comité de gestion de plainte car il peu servir pour avoir des points focaux pour tous le membre de la communauté, les gens peuvent se sentir plus à l’aise porter plainte à la communauté plutôt au personnel d’une organisation, relativement pas cher et simple, ne nécessite pas beaucoup de ressources, augmente la propriété et peut conduire à une communauté dirigée la résolution de problème eu même à leurs niveaux.

L’apprentissage et la capitalisation des données MEAL sont un défi important pour les équipes programmes d’ACF. (10 pts)

  1. Expliquez ce que signifie l’apprentissage dans les interventions humanitaires et de dé
  2. Donnez des exemples pratiques qui illustrent comment vous avez promu l’apprentissage dans votre expérience professionnelle passée.

 

L’apprentissage est l’intégration systématique des leçons (enseignements tirés d’un projet), recommandations et observations dans le design du programme, incluant les conclusions/résultats des mécanismes de redevabilité pour apporter une contribution précieuse au processus décisionnel et aux enseignements tirés d’un projet.

 

Exemples pratiques :

Vous êtes Responsable MEAL dans un projet WASH incluant un volet de sensibilisation communautaire et la construction de blocs de latrines dans des centres de santé. Proposez 3 indicateurs pour ce projet (1,5pts) :

  • Indicateur 1 : Nombre de RECOs formée sur la promotion de l’hygiène
  • Indicateur 2 : Nombre d’entretien effectué par semaine pour chaque latrine
  • Indicateur 3 : Nombre de membres du comité d’hygiène formes sur la gestion des ouvrages Hydrauliques et d’assainissement
  1. Le tableau ci-dessous est tiré d’un rapport final d’un projet d’EHA (construction de puits, réhabilitation de sources, sensibilisations à l’utilisation des points d’eau améliorés, etc.), où les résultats des enquêtes Connaissances, Attitudes et Pratiques initiale et finale sont mis en relation. Veuillez brièvement interpréter ce tableau en tentant d’aller au-delà de la simple description (5pts)

Tableau – Utilisation des sources d’eau par les ménages entre l’avant et l’après projet

(plusieurs sources possibles pour un même ménage)

Activités quotidiennesPour la consommationDurant la saison des pluies
 BaselineEndlineBaselineEndlineBaselineEndline
Source aménagée11%8%13%10%10%10%
Source non aménagée39%16%39%20%43%20%
Puits traditionnel17%22%15%3%16%4%
Pompe9%48%21%66%18%60%
Rivière / eau de pluie24%6%12%1%13%5%

R/ Il ressort de ce tableau que pour les activités quotidiennes, les résultants renseignent la faible utilisation de la source aménagée au profit des puits traditionnels bien que l’utilisation de la source non aménagée et de la rivière a sensiblement baissé.

Quant à la consommation, l’utilisation de de la rivière et du puit traditionnel a sensiblement diminué.

Durant la saison des pluies, l’utilisation des eaux des rivières, des sources non aménagées et des puits rationnels a sensiblement diminue au profit des sources aménagées et de la pompe.

  1. Vous êtes Responsable MEAL pour un projet en nutrition. Indiquez ici les étapes clés permettant de s’assurer de la qualité de la mise en œuvre de ce type de projet. Pour chaque étape, précisez le moyen permettant d’obtenir l’information souhaitée (observation, question posée à un interlocuteur spécifique, etc). (4 pts)

Des outils MEAL capable d’assurer la collecte des données quantitatives et qualitatives

Une structure MEAL Indépendante

Normes de qualité en nutrition (Quality Benchmark) qui est un élément clé de l’approche MEAL qui sert au suivi et à la vérification des références de qualité pour une bonne qualité de programme. Le Quality Benchmark suit spécifiquement une activité ou un processus d’un Projet, ou encore un output et outcome afin d’assurer qu’un meilleur niveau de qualité de programmes soit défini et atteint.

En suite les données devrions être analysées avant leur diffusion officielle, afin d’éviter les erreurs évidentes et d’éliminer les données de piètre qualité, à cette étape de l’enquête, on privilégie la comparaison des données à des sources de données externe ou auxiliaire pour assurer la Certification ou validation.

Enfin l’étude des sources d’erreur s’avère également indispensable.

  1. Quels sont les points clés à observer et les informations clés à obtenir lors d’un programme santé ? Pour chaque point ou information, précisez le moyen permettant d’obtenir l’information souhaitée (observation, question posée à un interlocuteur spécifique, etc). (3pts)
  • Taux de consultation
  • Taux de guérison
  • Taux de mortalités
  • Les maladies courantes (IRA, Diarrhée, paludisme)
  • Rapport SNIS à obtenir au niveau du Centre de Sante auprès de l’IT

 

  1. Que comprenez-vous par <<Quality Benchmark>> ? (10 pts)

 

Les Quality Benchmark est un élément clé de l’approche MEAL qui sert au suivi et à la vérification des références de qualité pour une bonne qualité de programme. Le Quality Benchmark suit sspécifiquement une activité ou un processus d’un Projet/Programme, ou encore un output et outcome afin d’assurer qu’un meilleur niveau de qualité de programmes soit défini et atteint.

  1. Quels sont les buts des données MEAL pour un projet/Programme ? (10 pts)

 

Le MEAL aide à intégrer dans le programme des mécanismes, processus et données qui permettent de :

  • Evaluer et démontrer les impacts stratégiques par la formulation des résultats spécifiques, évaluation des progrès par le biais d’indicateurs globaux et la communication des succès, difficultés ainsi que les leçons tirées.
  • Assurer la redevabilité càd être redevable envers nous-mêmes, les enfants, nos donateurs et nos partenaires (Transparence de toutes les parties prenantes : partenaire, enfants, bénéficiaires, communauté et bailleurs).
  • Garantir et accroitre la qualité des interventions sous l’approche axée sur la collecte et l’évaluation continue des données. Le MEAL génère des connaissances afin d’améliorer la qualité des interventions en cours et futures et pour la prise de décision mettant l’accent sur les mécanismes de collecte de feed-back et plaintes. A ce point signalons que le MEAL ne se focalise pas seulement à la qualité mais aussi à la pertinence et à la pérennité des résultats obtenus et les méthodes employées.

 

  1. Donnez les 5 composantes MEAL d’usage pour le suivi d’un programme (10 pts)
  • Les critères de qualité,
  • Le suivi régulier (le plan d’action et son suivi)
  • Le système de redevabilité
  • Une structure indépendante de MEAL
  • Et l’apprentissage systématique

 

Les outils dont je développerais sont entre autre le DIP (Plan Détaillé de mise en oeuvre), le PMTR (Project MEAL Tracker Report) et l’outil « Riskassement-Ne pas nuire » etc.

.

  • Les DIP et PMTR qui devront être remplis dans sa totalité de façon mensuelle et en équipe à travers des réunions de partage d’information organisées par le MEAL de la base et le PM du projet avec le staff du terrain liée au projet. Les rapports une fois remplis, seront partagés avec le MEAL Manager, le Deputy MEAL Manager et le MEAL de la base (Field MEAL coordinator) avant le 5 de chaque mois.
  • L’outil RiskAssement-Ne pas nuire, sera remplis au début de chaque projet et revu régulièrement (minimum chaque trois mois) sauf pour les projets d’urgences qui sera adapté au contexte dont le projet se développe.
  • La base de données de feed-back et plaintes doit être envoyé à la coordination MEAL chaque mois par projet ou compilé par base s’il existe le MEAL de la base avec le rapport MEAL mensuel de la base.
  • Les outils du CAR (Rapport annuel pays) : Total Reach, Global Indicateurs par secteur (Everyone campagne, H&N indicators, Acces report Education et Child Protection) seront remplis tous les trois mois afin de faciliter la collecte des donnés pour le rapport annuel pays (CAR) obligatoire pour le Bureau Pays. Les responsables des projets doivent fournir les outils remplis à la coordination MEAL national.
  • Chaque fois qu’un projet termine l’évaluation sur l’évaluation de l’indicateur sur la Participation Infantile (Formulaire A) doit être remplie.
  • Tous les projets de Santé et nutrition doivent remplir l’IPTT adapté à chaque projet.
  • Tous les projets de Nutrition doivent remplir la base de données MRP (CMAM report) de façon mensuel.
  • Tous les projets de Protection Infantile (surtout les projets de gestion des cas) doivent remplir et utiliser Interagency Child Protection Tool et l’envoyer à la coordination MEAL le 5 de chaque mois.
  • Tous les projets d’Éducation doivent remplir l’Accessenroll data chaque trois mois.
  • Les outils CAP par secteur doivent être aussi remplis chaque 3 mois. Cela intègre : CAP PDE, CAP Éducation, CAP Protection Infantile, CAP Santé et Nutrition.
  • La base de données de leçons apprises doit être aussi remplie chaque 3 mois par base.

 

Dans une étude sur le leadership féminin du projet Tushiriki Wote dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, on a décidé d’ouvrir un marché à deux consultants. L’étude concerne 21350  ménages bénéficiaires répartis dans 42 villages de deux provinces et se situent dans les zones qui sont inaccessibles vu le mauvais état des routes (ville montagneuse). Aussi notez que, le consultant ne dispose que deux semaines pour conduire cette étude avec un minimum de personnel vu le budget très réduit pour conduire cette étude.

  • Premier cas : Le (la) consultant (e) n°1 décide de conduire l’étude dans 20 villages et extrapoler les résultats sur l’ensemble de la Zone ;
  • Deuxième cas : Le (la) consultant (e) n°2 décide de conduire l’étude dans l’ensemble 42 villages.

Question  (15 pts) : Lequel de ces deux cas correspond à échantillonnage stratifié ? Expliquez pourquoi vous avez choisi l’un par rapport à l’autre.

R/

Procédé d’échantillonnage où la population se répartit en sous-groupes homogènes ou en strates et où le tirage d’échantillons est indépendant dans chaque strate. L’échantillonnage stratifié consiste donc à diviser la population en sous-groupe (village dans le cas de notre test) et non pas prendre une seule partie mais l’entièreté de la population et définir l’échantillon de manière indépendante à chaque groupe.

International Alert est en train de faire une note conceptuelle de projet sur demande d’un bailleur des fonds. Le projet a pour Objectif spécifique et résultats ci-après ci-après :

Spécifiques : Promouvoir le renforcement du pouvoir civique, politique et économique des femmes par la connaissance, le réseautage et le plaidoyer à l’Est de la RDC et dans la région de Grands lacs en Afrique.

Résultat 1 : Les femmes ciblées au Nord et Sud Kivu et dans les zones frontalières ont accès à plus des ressources économiques et aux compétences pour les utiliser d’ici  la fin du projet.

Résultat : La participation des femmes à la vie civique et politique au Nord et Sud Kivu ainsi que dans les zones transfrontalières a augmenté et est plus efficace d’ici  la fin du projet.

 

Question (10 pts): Formulez 2 indicateurs pour chaque résultat ainsi que pour l’objectif spécifique dont l’un sera un indicateur de performance et l’autre un indicateur de changement.

R/

Après le premier trimestre d’implémentation du projet, Le Team Leader vous demande de lui présenter un rapport trimestriel de suivi et évaluation du projet pouvant lui orienter dans la revue trimestrielle. Quels sont les principaux éléments de ce rapport ? Veuillez donner aperçu de chaque point du rapport ainsi que les outils que vous allez utiliser pour constituer ce rapport. (10 points)

 

Lors de l’élaboration d’un bon rapport de suivi il est important de présenté le résumé du projet, le contexte et justification de la mission de suivi et évaluation, les objectifs principaux de la mission, les résultats atteints par rapport aux résultats attendus, le déroulement proprement dit de la mission en d’autres terme les faits saillants de la mission que reprend les rapports journaliers, il est important aussi de listé les structures visitées, les actions point menées, Modifications proposées au plan de travail, au personnel clé ou au budget, les contraintes /défis prévisibles, les leçons apprises, les histoires de succès,  activités effectuées et à venir, la conclusion et les grandes recommandations formulées enfin les annexes : les photos /images, les différents outils utilises (fiches de visite sur terrain contré signé par les partenaires, les listes de présence, les outils de suivi de qualité « Quality beach marck », la fiche de suivi, le check list, le guide de supervision, le terme de référence contenant  le chronogramme de la mission etc).

 

En ces jours nous faisons à l’apparition des nouvelles technologies appelées ODK (Open Data Kit), cette collecte de données en ligne permet de gagner énormément du temps de collecte et d’analyse.

 

Question (5 pts) : Basé sur votre expérience, nommez le (s) logiciels (serveur) que vous avez eu à utiliser dans le passé pour la collecte de données.

  • Sphinx Connect
  • IMOGENE
  • Voxco Mobile Offline
  • Kobocollect
  • Iformbuilder

Question (10 pts) : Quelles sont les faiblesses liées à ce système de collecte de données par rapport au système global de Suivi et Evaluation d’un projet défini. Expliquez pourquoi cela est une faiblesse.

  • Réception de données sans évidences ;
  • Limite d’accessibilité aux données quand le serveur est en panne ;
  • Il faut toujours une bonne connexion internet pour accéder aux données ;
  • Quand il y a des entretiens ou problèmes sur le serveur l’envoie, la réception et le téléchargement de données est impossible.
  • Complexe enquêteur et enquêté:
  • L’enquêté se sent moins qu’une personne du moins que la personne avec qui il parle;
  • Se sent frustré parce que ne sait ce que l’autre fait avec l’appareil dans ses mains, où partent les infos lui concernant enregistré dans l’appareil;
  • Insécurité de l’agent et/ou des données
  • Personne ne sait ou sait ce que vous avez entre les mains, et veut l’avoir;
  • Les intempéries; conseillé d’avoir des terminaux qui résistent à l’eau au moins pour quelques temps;
  • Pannes des matériels en cours d’enquêTE…

Les solutions mobiles de collecte de données (KOBO, ODK etc) offrent plusieurs  avantages  dont:

Réduction des coûts et temps liés à l’impression:

  • Moins de papiers à imprimer et économie de l’encre d’impression;
  • Mois de temps pour l’impression des questionnaires

Réduction du temps de collecte et d’encodage

  • Rapidité de collecte et du transfert des données des mobiles à l’ordinateur;

Réduction des erreurs ou omission de données:

  • Pas d’omission et moins d’erreurs lors de la collecte;
  • Plus d’erreurs de saisie liées à l’encodage des questionnaires papier
  • Richesse et variété du type de données collectées:
    • Prendre des photos ou Enregistrer une vidéo;
    • Enregistrer les points GPS;
  • Amélioration de la précision des données:
    • Possibilité de vérifier en temps réel les données collectées sur le terrain (ex. vérifier que la valeur saisie est comprise entre un min et un max prédéfini);
  • Rapidité de l’analyse et de la production de rapport:
    • Liée à la Réduction ou suppression du temps d’encodage (Encodage=Collecte);

 

Question (10) : Donnez trois grands défis que vous avez rencontré dans votre  carrière en tant que chargé de Suivi et Evaluation et comment vous avez fait pour les surmonter.

DéfisMesures
Manque de personnes ressources avec des capacités minimales requises pour animer le système de suivi-évaluation chez les partenaires de mise en œuvre (Etatique, non étatique et Organisation non gouvernementale ainsi que la société civile).Une série d’actions a été entreprise visant à :

–  Faciliter l’apprentissage par l’échange d’expériences et de compétences en matière de suivi évaluation.

–  Organiser des sessions de formation formelle et des coachings lors de visite sur terrain.

–  Faciliter l’échange d’informations (réunion, formation, acquisition de livres, de manuels, de revues scientifiques etc).

–  Amener à la fois les utilisateurs et prestataires de services de suivi et d’évaluation à promouvoir la compréhension mutuelle des besoins en matière de suivi-évaluation et faciliter la rencontre entre une demande et une offre de compétences.

–  Créer et maintenir une banque de données sur les évaluateurs nationaux comportant des informations sur leur domaine de compétences, leurs expériences et leurs récentes publications.

–  Promouvoir des normes et des pratiques professionnelles.

Non fiabilité des données sur certains indicateurs obtenues à partir des informations incluses dans le rapport mensuel d’activité du système d’information Protection Sociale–   Assurer la disponibilité de fiches de collecte complémentaires permettant de recueillir les informations appropriées pour tous les indicateurs.

–   Réviser le volet Protection Sociale de manière à assurer sa cohérence avec les besoins en informations stratégiques de la réponse nationale Protection sociale.

Insuffisance de la stratégie de mobilisation des ressources pour le financement global du plan de suivi- évaluation à travers les différents projets et programmes, favorisant le développement de sous systèmes de suivi-évaluation de projets.–   Renforcer la stratégie de mobilisation globale des ressources pour le financement du plan de suivi-évaluation de la réponse nationale.

 

 

Qualite : Ensemble des elements de et caracteristiques de l’assistance humanitaire qui soutiennent sa capacite a satisfaire at temps aux besoins et attentes explicites et implicates, tout en respectant la dignite des persons que l’organisation vise a aider

Redevabilité : Exercice du pouvoir de facon responsible tout en prenant en consideration les differentes parties prenantes et en leur rendant des comptes, a commencer par les personnes affectees par l’exercice de tells pouvoir

 

 

  • critère d’évaluation, un indicateur et Standard :

 

Critère : Ils permettent d’apprécier le degré d’atteinte des résultats, des objectifs. Ce sont les repères que l’on choisit pour servir de base à notre jugement. Ils précisent ce que l’on attend, sur quel aspect va porter notre jugement.

Indicateur : Ce sont les signes qui témoignent de l’existence d’un phénomène, d’un effet. Ils sont observables, concrets et constituent les données que l‘on va recueillir. Ils sont quantitatifs (nombre ou taux) ou qualitatifs.

Standard :

 

  • but d’un système d’assurance qualité ?

 

Le Plan d’Assurance Qualité Projet est un document décrivant comment mettre en œuvre les moyens permettant d’obtenir la qualité nécessaire à la bonne réalisation du projet. Il précise également les dispositions relatives à la conception et à la maîtrise de la qualité pour l’ensemble du cycle de vie d’un système.

 

  • exemples des systèmes d’assurance qualité projets de coopération

 

  1. Renforcement des capacités : « le processus par lequel les particuliers, les organisations et les sociétés acquièrent, développent et entretiennent les aptitudes dont ils ont besoin pour définir et réaliser leurs propres objectifs de développement au fil du temps ».

 

  1. Les cinq étapes du processus de renforcement des capacités sont les suivantes :
  1. Obtenir l’engagement des parties prenantes en matière de renforcement des capacités ;
  2. Évaluer les capacités existantes et les capacités manquantes ;
  3. Formuler des stratégies de renforcement des capacités ;
  4. Mettre en œuvre des stratégies de renforcement des capacités ;
  5. Évaluer le renforcement des capacités

 

  • Cadre de Planification Suivi & évaluation sur un projet ou programme :

 

L’association de la planification, du suivi et de l’évaluation donne lieu à la gestion axée sur les résultats (GAR). La gestion axée sur les résultats s’intéresse à l’apprentissage, à la gestion du risque et à la redevabilité.

Ce cadre sert de plan pour le suivi et l’évaluation et doit indiquer : Ce qui doit être suivi ou évalué, Les activités nécessaires au suivi et à l’évaluation, A qui incombe la responsabilité des activités de suivi et d’évaluation, Quand les activités de suivi et d’évaluation sont-elles prévues (calendrier), Comment le suivi et l’évaluation sont-ils menés (méthodes),  Quelles sont les ressources nécessaires et à qui sont-elles confiées.

 

En outre, les risques les plus importants et les hypothèses des activités de suivi et d’évaluation à entreprendre doivent également être sérieusement pris en compte, anticipés et mentionnés dans le cadre de suivi et d’évaluation.

De manière générale, le cadre de suivi et d’évaluation s’articule autour de trois principales composantes : La composante narrative, Un cadre de résultats, Des matrices de planification et d’évaluation.

 

Que signifie “IOV”? Veuillez définir l’acronyme et donner un exemple. (2 pts)

IOV : Indicateur Objectivement Vérifiable sont des signe qui mesurent la performance du projet par rapport aux objectifs. Les indicateurs objectivement vérifiables sont des données, exprimées en termes quantitatifs, qualitatifs, de temps, des groupes cibles et de lieu. Il s’agit de données à établir lors du processus de suivi et évaluation du projet. Il est important de bien le choisir car les indicateurs doivent être objectifs et laisser de prise possible au jugement de valeur, afin d’être crédible pour un observateur extérieur.

Veuillez définir l’acronyme “SMART”. A quelle occasion utilise-t-on cet acronyme ? (2 pts)

Spécifique : indique-t-il exactement ce qui doit être mesuré ?

Mesurable : est-ce une mesure clair et fiable du résultat

Acceptable/Accecible : Est-ce que l’indicateur capture l’essentiel des résultats

Réaliste/Relevant : Les résultats sont-ils réaliste ?

Trackable/Tempotellement définis : que l’on peut suivre dans le temps

Elle s’applique lors de la définition des objectifs et des indicateurs.

Dans la section suivante, veuillez choisir la réponse qui correspond le mieux à l’indicateur approprié pour chaque phrase et veuillez encercler la bonne réponse.  (5 pts)

 

  1. Quantité des intrants distribués

 

  1. Indicateur d’impact B. Indicateur de résultats C. Indicateur de réalisation  D. Indicateur de processus   E. Intrants

 

  1. Nombre de personnes formées

 

  1. Indicateur d’impact B. Indicateur de résultats C. Indicateur de réalisation  D. Indicateur de processus   E. Intrants

 

  1. Taux de malnutrition

 

  1. Indicateur d’impact B. Indicateur de résultats C. Indicateur de réalisation  D. Indicateur de processus   E. Intrants

 

  1. Pourcentage de femmes qui se lavent les mains avec du savon

 

  1. Indicateur d’impact B. Indicateur de résultats C. Indicateur de réalisation  D. Indicateur de processus   E. Intrants

 

  1. Suivi kilomètre par litre de carburant

 

  1. Indicateur d’impact B. Indicateur de résultats C. Indicateur de réalisation  D. Indicateur de processus   E. Intrants

 

  • Les caractéristiques d’un Indicateur Objectivement Vérifiable (IOV)? il est clairement défini en termes sans équivoque, en plus

 

  1. Sa pertinence ;
  2. La qualité et la précision de sa mesure
  3. Sa faisabilité ;
  4. Sa convivialité d’interprétation et d’utilisation.

 

  • Les principales méthodes de collecte de données sont les suivantes:
  • L’enregistrement: les registres et les licences sont particulièrement utiles pour un dénombrement complet.
  • Les questionnaires: ce sont des formulaires qui sont remplis et retournés.
  • Les entretiens: ce sont des formulaires qui sont remplis à l’occasion d’un entretien.
  • Les observations directes
  • Les déclarations: consiste à demander aux pêcheurs et autres bénéficiaire de rendre compte de leurs activités.

 

 

Lors du DQA (Data Quality Assessment) les éléments ici-bas  sont indispensables.

 

  1. Validité: On parle de validité pour expliquer dans quelle mesure les données sont pertinentes relativement à la conclusion tirée et sont suffisamment exactes et complètes pour étayer la conclusion.
  2. Reliability (Constance): La fiabilité se réfère à la répétabilité des résultats. Si l’étude devait être faite une deuxième fois, serait-il donner les mêmes résultats? Si oui, les données sont fiables.
  3. Précision : caractere preci dont comporte les informations stockées
  4. Intégrité : est l’état des données qui demeurent intacte, aux quelles rien ne manque
  5. Timeliness (périodicité) : Qualité de ce qui est périodique

 

  • Le plan de suivi et évaluation doit être formulé après la phase de planification et avant la phase de conception du programme ou de l’intervention.  Il doit comprendre des informations sur les modalités selon lesquelles le programme ou l’intervention seront examinés et évalués.

Il doit généralement préciser : Les hypothèses sous-jacentes dont dépend la réalisation des buts du programme; Les relations prévues entre les activités, les extrants et les effets (le cadre); Des mesures conceptuelles et des définitions clairement énoncées, ainsi que les données de la situation de référence; Le calendrier du suivi; Une liste des sources de données à utiliser; Des estimations des coûts des activités de suivi et évaluation; Une liste des partenariats et des collaborations qui contribueront à l’obtention des résultats souhaités; et Un plan de diffusion et d’utilisation des informations acquises.

 

  • Les éléments constitutifs du plan de suivi et évaluation ?
  • La théorie du changement retenue,
  • Un cadre de suivi et évaluation
  • Des questions et des outils d’évaluation
  • Des outils et des indicateurs de la situation de référence
  • Une description des activités de suivi et des points/moments clés
  • Un calendrier
  • Un budget et une explication des ressources nécessaires, à savoir ressources financières, personnel, renforcement des capacités, infrastructure, etc.

 

  • L’importance d’un plan de suivi de performance?

Est d’assurer une performance effective et efficace au projet, afin suivre et d’évaluer d’une façon continue les progrès réalisés dans l’exécution du projet par rapport aux objectifs fixés et d’assurer la diffusion des résultats dans une dynamique de concertation continue.

 

 

 

La qualité des données peut être négativement affectée par la distorsion liée à l’échantillonnage (l’échantillon pris ne constitue pas un échantillon représentatif),  les taux de non réponse, la mesure subjective (les données sont influencées par celui qui le mesure).

 

Les évaluations mesurent : le caractère opportun des activités d’un programme, le résultat et l’impact des activités d’un programme, le degré de conformité d’un programme à son budget ainsi que le niveau de bonne exécution du programme.Haut du formulaire

 

Un bon questionnaire doit être Concis, Clair et Compréhensible

 

Il faut désagréger les données par district, âge, ou genre pour permettre une bonne analyse et comprendre s’il existe une  relation entre les données (variables)

 

 

 

  • L’échantillonnage aléatoire simpleest un type d’échantillonnage de probabilités où les observations sont sélectionnées de façon aléatoire dans une population qui a une probabilité ou une fraction d’échantillonnage

 

  • La technique de l’échantillonnage en grappes entraîne la division de la population en groupes ou en grappes comme son nom l’indique. Suivant cette technique, on sélectionne au hasard un certain nombre de grappes pour représenter la population totale, puis on englobe dans l’échantillon toutes les unités incluses à l’intérieur des grappes sélectionnées.

 

  • Laméthode des quotas est basée sur la répartition connue d’une population (âge, sexe, situation géographique, catégorie socio-professionnelle…).

Une fois la dimension du sondage que l’on souhaite effectuer, il suffit de calculer le nombre d’individus par chaque critère choisi.

 

Variance, (S2) = moyenne de l’écart au carré de valeurs par rapport à la moyenne

Comme le calcul de la variance se fait à partir des carrés des écarts, les unités de mesure ne sont pas les mêmes que celles des observations originales.

Écart-type (S) = Racine carrée de la variance

L’écart-type est la mesure de dispersion la plus couramment utilisée en statistique lorsqu’on emploie la moyenne pour calculer une tendance centrale.

 

Résultat : changement produit directement par l’action

Effet : Incidences directes et indirectes de l’action

Impact : changement final à la suite de l’action

 

 

 

 

  • Cadre logique

 

 

Q/ Le cadre logique est un instrument fondamental dans la gestion. Il comprend toutes les informations nécessaires pour comprendre et gérer un projet durant toutes ses phases. Vous référant à cet outil, en tant que gestionnaire, expliquez en détails comment un gestionnaire arrive à la fixation des couts et des ressources et à une gestion efficiente.

 

Une révision du cadre logique est toujours nécessaire pour assurer la qualité de gestion d’un projet, expliquez brièvement  exemple à l’appui, ces différents éléments sur lesquels portent cette révision :

La logique verticale est complète et correcte ; Les indicateurs et sources de vérification sont accessibles et fiables ; les conditions préalables sont réalistes ; Les hypothèses sont réalistes et complètes ; Les risques sont acceptables ; La probabilité de réussite est suffisamment forte ; Les facteurs de qualité ont été pris en considération, et le cas échéant, traduit en activités, résultats ou hypothèses ; Les bénéfices justifient les coûts

d’autres études seront nécessaires.

 

  • Le rôle primaire d’un chargé de suivi évaluation consiste à assurer et faciliter la disponibilité des données et informations pertinentes pour un projet, assurer leur accessibilité au mieux leur utilisation ; cette responsabilité  se traduit  pratiquement par  l’identification des données correspondant à l’information voulue, l’élaboration méthodologie de collecte, la  collecte des données et le stockage des données ainsi que le partage et l’utilisation des données ; en votre qualité de charge de suivi évaluation, en matière de gestion des données, quelle différence faites vous entre DONNEE et INFORMATION, et quelles sont les éléments fondamentaux de la gestion des données en suivi évaluation

 

R/ En effet, une information est par définition une donnée interprétée. En d’autres termes, la mise en contexte d’une donnée crée de la valeur ajoutée pour constituer une information.

 

En principe fondamental consiste à conserver toutes les données telles qu’elles ont été collectées, sous leur forme primaire. Cela réserve une certaine souplesse dans la manière dont les données peuvent être traitées (c’est-à-dire filtrées, agrégées, transformées) et garantit que tous les calculs sont reproduits à partir de données-sources incorporant toutes les révisions. Étant donné l’investissement considérable que représentent la collecte des données et les faibles coûts du stockage et du traitement, il n’y a guère de raison de ne pas conserver des données complètes sous leur forme primaire.

  • Les fonctions d’un système de gestion d’une base de données sont les suivantes:

assurer la conformité des données avec les classifications types;

assurer la validité des données;

assurer l’intégrité des données et leur cohérence interne;

mettre en sécurité et préserver les données primaires;

permettre un accès facile aux données primaires;

traiter efficacement les données suivant les besoins;

permettre d’intégrer différentes séries de données, de manière à accroître leur utilité globale.

 

  • Sept catégories des taches se rapportant spécifiquement au S&E :

 

CONCEPT ET DEFINITIONS : extraite du document de référence – bonnes pratiques émergentes pour une gestion axée sur les résultats de développement.

 

ANALYSE : L’analyse SWOT (Strengths – Weaknesses – Opportunities – Threats), FFOM (Forces – Faiblesses – Opportunités – Menaces) ou AFOM (Atouts – Faiblesses – Opportunités – Menaces) est un outil d’analyse stratégique. Il combine l’étude des forces et des faiblesses d’une organisation, d’un territoire, d’un secteur, etc. avec celle des opportunités et des menaces de son environnement, afin d’aider à la définition d’une stratégie de développement.

LE CADRE LOGIQUE, ou matrice de cadre logique, ou cadre des résultats, ou …  permet de présenter de façon synthétique la logique d’intervention du projet et la façon dont seront mesurés les résultats.

PLANIFICATION OPÉRATIONNELLE : Les différentes techniques de planification reposent toutes peu ou prou sur un découpage du projet en tâches élémentaires. Ces tâches sont ensuite ordonnancées, c’est-à-dire positionnées dans l’ordre logique de réalisation ou de fabrication.

INDICATEUR est un “Facteur ou variable, de nature quantitatif ou qualitatif, qui constitue un moyen simple et fiable de mesurer et d’informer des changements liés à l’intervention ou d’aider à apprécier la performance d’un acteur du développement.”

TABLEAUX DE BORD : On peut distinguer deux principaux types de tableaux de bord :

Destiné au reporting, servant à rendre des comptes sur les résultats obtenus et à dialoguer entre niveaux hiérarchiques (et souvent aussi entre fonctions). Il contient l’ensemble des indicateurs stratégiques ainsi que les indicateurs opérationnels les plus pertinents pour apprécier de l’adéquation de l’action à l’objectif stratégique.

Destiné au pilotage du service, permettant de suivre l’avancement des plans d’action et les résultats obtenus par ceux-ci (contribution aux résultats de l’entité). Ces derniers ont vocation à rester en diffusion interne.

SYSTEME D’INFORMATION de gestion repose sur la mise en place d’indicateurs permettant de suivre en permanence les principaux résultats des divers secteurs d’activité d’une entreprise  par rapport aux prévisions, objectifs et budgets.

 

 

 

  • La conception d’un système de Suivi Evaluation comporte se fait généralement en six (06) étapes ou phases. Des tâches précises sont réalisées au cours de ces différentes phases et permettent de répondre à des questions bien précises.
  1. Définition de l’objectif et du champ d’application du système de Suivi Evaluation. Les réponses aux préoccupations telles que le budget de fonctionnement du Suivi Evaluation, le nombre d’indicateurs à suivre, la fréquence des rapports, les types de communication nécessaire etc. Pour définir clairement l’objectif du système de Suivi Evaluation, il est conseillé de se poser la question suivante : Pourquoi avons-nous besoin de mettre en place un système de Suivi Evaluation ? Une fois que tous les acteurs se seront mis d’accord et auront la même vision de l’objectif du système, il faudra préciser son champ d’application.
  2. Identification des questions relatives à la performance, les indicateurs et les besoins en matière d’information.

Cette phase est importante puisque étroitement liée à l’élaboration du Cadre Logique du projet. Il s’agit de définir pour chaque niveau hiérarchique des objectifs, un ou les indicateurs permettant de mesurer le degré de réalisation de l’objectif. Il ne faut cependant pas perdre de vue le fait que l’information évolue avec le temps. Il faut donc assurer une mise à jour régulière des indicateurs et des informations permettant de les mesurer afin de bien suivre les modifications apportées à la stratégie du projet dans le temps.

  1. Collecte et organisation de l’information.

Au cours de la phase de démarrage du projet, les parties prenantes doivent définir clairement la nature des informations à collecter, l’organisation pratique de la collecte et du stockage des informations en tenant compte rigoureusement des ressources humaines et financières disponibles. Très souvent, il faudra recourir à des méthodes différentes de collecte de l’information (qualitative ou quantitative) selon les indicateurs. Quel que soit la méthode retenue, il y aura des avantages et des inconvénients en termes de coûts, de fiabilité des données, des compétences nécessaires, de capacité à quantifier les résultats et de richesse de l’information produite.

  1. Modalités de la réflexion critique.

Cette étape permet de développer des pratiques pour que l’interprétation des données et l’appréciation que cette analyse implique pour les activités du projet s’inscrive dans une approche participative.

  1. Moyens et compétences nécessaires.

La définition précise du nombre d’agents du Suivi Evaluation, de leur qualification, de leurs responsabilités et de leurs liens avec les autres acteurs du projet est fondamentale pour que le système fonctionne véritablement. Une ligne budgétaire spécifique et suffisamment dotée doit être prévue pour le Suivi Evaluation.

 

  • Le sous-processus de définition des besoins des différents intervenants fait partie du processus « rendre des comptes » dans un contexte projet. Il constitue le cadrage préalable du besoin, indispensable à l’efficience de la communication.

Pour définir les besoins d’information des intervenants, vous devez :

-identifier votre cible : à qui rendre des comptes (interne, externe au projet, à l’entreprise) ?

-connaître les informations dont la cible a besoin, savoir ce que vous souhaitez porter à sa connaissance.

 

  • IPTT (Indicator Performance Tracking Table (USAID), Plan de suivi des indicateurs performance
BUT DU PROJET : Réduire l’insécurité alimentaire chez les populations vulnérables de la province de l’Ouest
Objectif 1 : Un état de santé amélioré chez les enfants de moins de 5 ans
Indicateur+/-REFCible

(an 2)

Cible

(an 3)

Cible

(an 4)

 
Pourcentage de nourrissons âgés de 0 à 5 mois faisant partie des bénéficiaires directs qui sont nourris exclusivement au sein(+)9090 
Garçons9090
Filles9090

 

 

  • Les éléments à reprendre dans les TDR :
  1. Description du projet à évaluer 2. Contenu du travail d’évaluation 3. Organisation de l’évaluation 4. Les livrables

 

  • La taille d’échantillon ne change pas beaucoup pour des populations de plus de 20.000( pas inférieur à 378-381)

Pour déterminer la taille de l’échantillon on utilise cette formule

n = (z)2 p ( 1 – p ) / d2

ou lorsque p = 1/2 (0.5)

n = (z)2 / 4d2

 

n = taille de l’échantillon

z = niveau de confiance selon la loi normale centrée réduite (pour un niveau de confiance de 95%, z = 1.96, pour un niveau de confiance de 99%, z = 2.575)

p = proportion estimée de la population qui présente la caractéristique (lorsque inconnue, on utilise p = 0.5)

d = marge d’erreur tolérée (par exemple on veut connaître la proportion réelle à 5% près)

 

 

  • Expliquez différents types d’échantillonnage, la différence entre chacun, et les avantages et inconvénient de chacun des types d’échantillonnage choisis.  (5 points)
Type Avantage Inconvénient
Echantillonnage systématique

3. L’échantillonnage systématique: Cette méthode consiste à dresser la liste de tous les éléments de la population visée et de déterminer le rapport suivant: (nombre d’éléments de la population)/(Taille de l’échantillon) Exemple: Un bottin téléphonique contient 4000 noms. Je veux un échantillon de 200 individus. Je vais faire 4000/200 = 20. Alors, à partir du début du bottin, on choisit le 20ième, le 40ième, le 60ième, toujours en faisant des bonds de 20.

 

Ex : Sonder vos assistants sociaux de la DIVAS  au sujet de leurs réflexions sur leur milieu de travail  

Parfois appelé échantillonnage par intervalle, SYS signifie qu’il existe un écart, ou un intervalle, entre chaque unité sélectionnée qui est incluse dans l’échantillon. Si vous sonder les assistants sociaux au sujet de leurs réflexions sur leur milieu de travail, vous pourriez choisir un petit échantillon pour répondre à vos questions. Si vous utilisiez un échantillonnage SYS et si votre  intervalle d’échantillonnage était 10, vous pourriez alors ne sélectionner finalement que les points focaux ou que les assistants sociaux de chaque section  ayant le moins d’ancienneté. Ce type d’échantillon ne vous donnerait pas une portrait complet ni approprié des réflexions des assistants sociaux. Ne garantit pas un échantillon représentatif
Echantillon aléatoire simple

1. L’échantillonnage aléatoire: Chaque élément de cet échantillon a la même probabilité d’être choisi que tous les autres éléments de la population visée.

Ex : Il faudrait numéroter dans un ordre séquentiel chaque entrée ou inscription pour prélever un échantillon aléatoire simple d’un annuaire téléphonique.

L’avantage de cette technique tient au fait qu’elle n’exige pas de données additionnelles dans la base de sondage (comme des régions géographiques) autres que la liste complète des membres de la population observée et l’information pour les contacter.D’un autre côté, cette technique ne fait aucunement appel aux données auxiliaires contenue dans la base de sondage (ex : le nombre des bénéficiaires direct et indirecte de chaque quartier) qui pourraient rendre le plan d’échantillonnage plus efficace.

Il faut avoir la liste complète de la population pour faire le tirage au sort

Echantillon par segments   
Echantillon aléatoire par tranche  
Echantillonnage stratifie

. L’échantillonnage stratifié: il s’agit de subdiviser une population hétérogène en strate (sous-groupe). Cette méthode consiste à retrouver dans l’échantillon les mêmes proportions pour chacune des strates selon les caractéristiques choisies pour l’étude dans la population visée.

Echantillon plus représentatif.Le coût élevé
Echantillonnages en grappes et à plusieurs degrés

L’échantillonnage par grappes: il s’agit de subdiviser une population homogène en grappe (sous-groupe) et à choisir aléatoirement des grappes et à tout considérer les éléments de chaque grappe. Exemple : les classes d’une école de deuxième cycle au secondaire.

 

réduire les coûtsEléments d’une même grappe possède des caractéristiques semblables sans être nécessairement être celles de la population ciblée

Difficile de prédire la taille de l’échantillon car les grappes n’ont toutes les mêmes quantites d’individus

 

 

  1. Quels comportements adopteriez-vous avant, pendant et à la fin d’un entretien individuel ?

Avant

  • Se présenter,
  • Présenter l’organisation
  • Présenter l’objectif de l’entretien
  • Demander et obtenir l’autorisation de vous entretenir
  • Rassurer l’interviewé que ses réponses seront gardées confidentielles

Pendant

  • Respecter les interviewés
  • Prendre toutes les réponses (Pas de mauvaise réponse)
  • Dire à l’interlocuteur s’il se sent indisposé ou inconfortable on peut arrêter l’entretien
  • Ne pas rejeter les réponses données par l’enquêté

Apres

  • Lire les réponses de l’entretien et demander à l’enquête d’apporter les modifications si nécessaires
  • Demander à l’interviewé s’il d’autres préoccupations ou ajouts
  • Remercier l’interviewé pour sa disponibilité

 

Citez les principales parties d’un questionnaire d’enquête ?

  • Entête
  • Identification de l’enquêté
  • Questions proprement dites
  • Remerciement

 

PLAN D’ÉVALUATION

 

Préparer un tableau à cinq colonnes :

 

  • Objectifs/activités à évaluer : ils doivent être concrets, mesurables et reliés aux objectifs du projet. • Indicateurs de rendement/de réussite : ils doivent donner de l’information (qualitative ou quantitative) sur la mesure dans laquelle le projet est en voie d’atteindre (ou a atteint) les objectifs mentionnés.
  • Méthode de mesure du rendement/de réussite : il s’agit des outils de mesure utilisés (par exemple : entrevues ou questionnaires) et de la façon dont se fera la cueillette de l’information pour évaluer les résultats prévus.
  • Responsable : il s’agit de la ou des personnes responsables de mener à bien l’activité ou la tâche indiquée.
  • Échéancier : il s’agit des dates indiquant soit la durée de l’activité d’évaluation indiquée, soit la date d’échéance pour compléter l’activité d’évaluation indiquée.
     
     
     

 

PRÉPARER UN ATELIER

Justifier la tenue d’un atelier

Votre but est d’encourager et de former les membres de la communauté et les dirigeants aux techniques de participation et à la gestion d’activités communautaires.

Vous devez être capable de défendre les raisons pour lesquelles cet atelier doit avoir lieu. Quel est son but? Quels résultats sont attendus? Comment les résultats sont-ils reliés au but? Renforcent-ils les communautés? Comment allez-vous évaluer les résultats?

Si votre proposition d’atelier explique clairement ses buts, et si l’atelier est correctement planifié et conçu, alors vous avez plus de chance d’obtenir une aide, financière ou autre.

Planifier un atelier :

Avant d’établir un programme de formation, posez-vous les questions suivantes, “Est-ce que cette formation aide à mobiliser et à motiver, encourage une participation active et transmet des méthodes pratiques?” Quels types de résultats et d’indicateurs sont susceptibles d’être produits par l’atelier?

De quelle façon la formation changera-t-elle la situation présente? Vous voulez créer des changements dans l’organisation, les attitudes, les comportements, la participation, ou les compétences. Quel type de croissance, de développement, ou d’émancipation seront induits par ces changements ? Est-ce que votre formation vous permettra de faire des observations quantifiables (par exemple 50 % des membres de la communauté paient maintenant leur facture d’eau, contre seulement 18 % auparavant)?

Objectifs :

Les objectifs et la justification de la formation doivent être complémentaires, pas incompatibles. La justification doit être de satisfaire un besoin exprimé par la communauté.

Si la justification du développement d’un programme de formation est “certaines sources d’eau et certains projets d’assainissement n’ont pas de comité de gestion,” alors l’objectif de votre proposition de formation est “de former les membres de la communauté afin qu’ils puissent mobiliser et organiser un groupe de gestion des sources d’eau et du projet d’assainissement.”

Groupe cible (bénéficiaires) ou participants :

La composition de votre groupe cible (bénéficiaires) ou des participants doit être en rapport avec vos résultats prévus. Le nombre de participants est prescrit par la sévérité du problème et le budget. Rappelez-vous que votre but est de provoquer le changement pour aider au développement de la communauté.

Choisissez des membres de la communauté qui sont dévoués et disponibles pour exécuter le travail. Les femmes et les hommes doivent être dévoués et disponibles pour gérer le projet communautaire. N’invitez pas des participant dans le seul but de satisfaire d’autres obligations. N’invitez pas des fonctionnaires, des dirigeants et des administrateurs dans le seul but de les impressionner.

Personnes-référence :

Les personnes-référence pour votre atelier doivent être des experts dans les sujets traités, pas juste des politiciens ou des fonctionnaires tenant des fonctions honoraires. Dans un atelier sur l’eau et l’assainissement par exemple, les personnes-ressource doivent être des inspecteurs sanitaires, des éducateurs sanitaires, des ingénieurs hydrotechniciens, et/ou des experts en formation à la gestion.

Les fonctionnaires du gouvernement peuvent être invités assister en leur capacité officielle à l’ouverture ou à la conclusion de l’atelier, principalement pour les tenir correctement informés.

Vous devez aussi définir un rôle précis pour chacun. Sinon les vérificateurs pourraient penser que vous voulez juste obtenir de l’argent pour vous et vos amis!

Plusieurs modules de formation incluent des formulaires dans lesquels la personne-ressource doit déclarer ses domaines d’expertise. Ils peuvent être utilisé pour déterminer les honoraires de chaque personne-ressource.

Contenu du cours ou sujet :

Insérez un programme des cours détaillé. L’évaluation de la validité et de la pertinence de la proposition de formation en sera facilitée. La description des cours doit indiquer les différentes méthodes de formation utilisées : par exemple jeu de rôle, vidéo, démonstration, présentations audio, simulations, groupes de discussion, travail en groupe.

Budget :

Le budget doit correspondre à la durée de la formation. Vous devez vous attendre à ce que les honoraires des personnes-ressource varient (en fonction du nombre de sujets traités, du nombre de jours, etc.).

Le budget doit être rationnel. La quantité de personnel de soutien doit varier avec les responsabilités administratives. Les indemnités de séjour varient aussi en fonction du nombre de nuits passées par les différentes personnes sur le lieu de la formation. Les budgets globaux sont inacceptables.

Lieu :

Les équipements des lieux de réunion varient d’un endroit à l’autre.  Dans les zones urbaines, la qualité affecte le prix. Les repas dans un hôtel cinq étoiles sont plus coûteux que dans un deux étoiles, etc. C’est pourquoi vous devez indiquer le lieu de réunion dans la demande.

Le prix du lieu de réunion doit refléter son emplacement ainsi que les équipements offerts. Vous devez sélectionner les lieux en fonction de la condition sociale du groupe cible. Dans le cas de la formation d’une communauté sur l’eau et la gestion de l’assainissement, un emplacement rural est approprié, tels qu’un pensionnat ou une maison de quartier.

Rédaction de rapport :

Un rapport bien écrit est la seule preuve concrète en laquelle les commanditaires peuvent avoir confiance. C’est pourquoi vous devez indiquer dans votre demande de quelle manière et à quelle date le rapport de formation sera soumis, accompagné d’une obligation de rendre des comptes Certaines organisations donatrices insistent sur une date limite.

Rappelez-vous de joindre au rapport des annexes incluant le programme de formation ainsi qu’une liste des participants. Donnez des détails tels que la qualité de la participation et de la réaction des participants ; la compétence des promoteurs ; si les objectifs déclarés ont été atteints ; l’évaluation quotidienne en fonction des réactions aux sessions ; les contraintes et l’évaluation en fin de formation par les participants ; ainsi que des recommandations pour des actions futures.

 

REDEVABILITÉ (Commission européenne) : obligation, pour les acteurs participant à l’introduction ou à la mise en oeuvre d’une intervention publique, de fournir aux parties prenantes, et notamment aux bénéficiaires des informations, des explications et des opportunités de partager leurs avis et leurs commentaires au regard des performances réelles et escomptées du projet/programme, des résultats de l’intervention, et de l’évaluation de l’utilisation adéquate des ressources.

ACTIVITÉ (OCDE) : Actions entreprises ou travaux menés en vue de produire des réalisations spécifiques. L’activité mobilise des ressources telles que des fonds, une assistance technique et d’autres types de moyens.

FINALITÉ (Commission européenne) : intention générale  ou objectif global, visant généralement à apporter un changement positif.

EXAMEN ANNUEL DE L’APPRENTISSAGE (Save the Children) : réunion annuelle organisée au sein d’un bureau de pays afin de rassembler les principales parties prenantes internes et externes afin d’examiner et de tirer des enseignements des activités menées au cours de l’année écoulée.

Remarque : les parties prenantes peuvent inclure, sans toutefois s’y limiter, les partenaires, les enfants, les membres de la communauté et les représentants gouvernementaux. L’examen vise à : passer en revue et discuter des constatations clés issues du suivi et de l’évaluation réalisés durant l’année écoulée ; convenir de résultats à atteindre et de mesures à mettre en oeuvre en vue des programmations futures ; et, diffuser un accord conjoint des enseignements tirés à tous les représentants des parties prenantes.

Termes connexes : évaluation, examen

ÉVALUATION (FIDA2) : un processus (qu’il soit systématique ou non) consistant à recueillir des informations et effectuer leur analyse, afin d’en dégager des enseignements permettant de prendre des décisions.

Remarque : dans les situations d’urgence, les évaluations sont généralement appelées « évaluations rapides », lesquelles sont réalisées dans une courte période de temps.

ATTRIBUTION (OCDE) : la confirmation d’une relation causale déterminée entre les changements observés (ou que l’on s’attend à observer) et une action spécifique.

Remarque : l’attribution met une partie du changement observé ou des résultats atteints au crédit de l’action évaluée. Elle représente la part des effets observés qui est attribuable à une intervention spécifique ou à l’action d’un ou plusieurs partenaires. Elle suppose de prendre en compte les autres interventions, les facteurs exogènes (anticipés ou non) et les chocs externes.

*DONNÉES DE RÉFÉRENCE (Save the Children) : Information recueillie au stade initial d’un projet (ou d’une activité) qui sert de référence pour ensuite mesurer le niveau de changement futur au sein d’une population cible. Les informations recueillies (et analysée) dans le cadre de référence sont constituées d’indicateurs spécifiquement choisis pour leur utilisation prévue à un moment ultérieur afin d’étudier les effets et les impacts d’un projet. Les indicateurs et les méthodes de collecte des données et d’analyse utilisées dans les études de référence peuvent être qualitatifs ou quantitatifs.

Termes connexes : étude de référence

ÉTUDE DE RÉFÉRENCE (Save the Children) : Le processus par lequel les données de référence sont recueillies.

Remarque : Les études de référence sont différentes de l’évaluation des besoins ou de l’analyse de situation qui sont réalisées pour poser les fondations de la conception d’un projet/programme. Les études de référence visent à mesurer le statut initial des objectifs et indicateurs spécifiques d’un projet. Idéalement, elles sont recueillies avant le début de la mise en oeuvre du projet, et constituent une base pour la comparaison au fil du temps. Les études de référence peuvent également permettre de confirmer

 

l’ensemble initial d’indicateurs afin de garantir que ces indicateurs soient les plus appropriés pour mesurer les résultats atteints dans le cadre du projet.

Termes connexes : données de référence

RÉFÉRENCE (Étalon) (OCDE) : une norme permettant d’apprécier des éléments par comparaison, évaluation, mesure ou appréciation.

Termes connexes : jalon

BÉNÉFICIAIRES (OCDE) : les individus, groupes ou organisations qui bénéficient de l’action de développement, directement ou non, intentionnellement ou non.

Termes connexes : publics concernés, ciblés ou atteints.

DÉVELOPPEMENT DES CAPACITÉS (ACDI) : le processus par lequel des individus, des groupes et des organisations développent leurs capacités afin d’identifier et de relever les défis liés au processus de développement.

ÉTUDE DE CAS (Save the Children) : une approche méthodologique qui décrit une situation, un individu, un cas ou un projet ayant trait à un site ou un programme particulier.

Remarque : les études de cas se caractérisent par une sélection ciblée de sites, ou de petits échantillons, et l’attente en matière de possibilités de généralisation est moindre que celle relative à autres formes d’études.

EFFET DE CAUSALITÉ (Save the Children) : la conséquence attribuable à un traitement spécifique.

Remarque : une analyse de causalité vise uniquement à identifier l’effet de l’action sur le phénomène étudié, et non à déterminer toutes les causes du phénomène. Le terme « effet » s’applique uniquement à l’action soumise à l’évaluation.

PARTICIPATION DES ENFANTS (Save the Children) : la possibilité pour les enfants d’exprimer un point de vue, d’influencer un processus décisionnel et de réaliser un changement. En particulier, cela suppose l’implication informée et volontaire de tous les enfants, y compris des plus marginalisés, de tous âges et de toutes aptitudes confondues, pour toutes les questions les concernant directement ou indirectement. De plus, il s’agit d’une méthode de travail et d’un principe essentiel applicables à tous les programmes et qui concernent tous les domaines, du domaine privé au public, du niveau local au niveau international.

ANALYSE DE SITUATION DES DROITS DE L’ENFANT (Save the Children) : étude de la situation au regard des droits de l’enfant, lorsque ceux-ci ont été, ou sont actuellement, enfreints. Cette analyse permet en outre de déterminer quels sont les titulaires de ces droits, les causes de la violation des droits, et les acteurs assujettis à l’obligation de protection de ces droits.

Termes connexes : analyse de situation

CADRE CONCEPTUEL (OCDE) : un cadre analytique qui décrit le système conceptuel de définition et de classification des données connexes.

CONTEXTE (Commission européenne) : l’environnement socio-économique, culturel et politique au sein duquel une action est mise en oeuvre.

*CONTRIBUTION (Save the Children) : une ou plusieurs actions qui permettent d’atteindre un résultat.

Remarque : le rapport entre l’action ou les actions et le résultat doit être décrit, démontré et défendable afin de permettre à Save the Children de revendiquer sa contribution à un résultat spécifique.

GROUPE DE CONTRÔLE (Save the Children) : un groupe de personnes éligibles dont la participation à l’action a été exclue par le biais d’un processus de sélection aléatoire. Hormis leur non-participation à l’action, le groupe de contrôle est, de tous les points de vue, comparable au groupe de participants, et représente donc la meilleure approximation de la situation contrefactuelle (ce qui serait arrivé aux patients traités s’ils n’avaient pas suivi le traitement).

Termes connexes : situation contrefactuelle

ANALYSE COÛTS-AVANTAGES (FIDA) : comparaison entre les dépenses d’investissement dans une intervention donnée, lorsque différentes méthodes de calcul sont utilisées (lorsque les avantages sont difficiles à déterminer).

SITUATION CONTREFACTUELLE (OCDE) : une situation ou condition dans laquelle se trouveraient les personnes, les organisations ou les groupes concernés si l’action de développement n’existait pas.

DONNÉES (Save the Children) : informations ou faits quantitatifs et qualitatifs spécifiques qui font l’objet d’une collecte.

COLLECTE DES DONNÉES (Save the Children) : le processus ou les activités permettant d’identifier des sources d’information et de générer des informations.

OUTILS POUR LA COLLECTE DES DONNÉES (OCDE) : méthodologies utilisées pour identifier des sources d’informations et rassembler des informations.

Remarque : par exemple, enquêtes formelles ou informelles, observation directe et participative, interviews de communautés, groupes de contrôle, avis d’experts, études de cas et recherche de documentation.

SOURCE DE DONNÉES (Save the Children) : le document, l’ensemble de données, la personne, le lieu ou l’activité qui contient ou génère des informations et des faits.

PUBLICS DIRECTEMENT CONCERNÉS (Save the Children) : une personne fait partie du public directement concerné lorsque l’une des conditions suivantes est réunie :

 il ou elle a reçu une ou plusieurs contributions à des projets/programmes de la part d’un membre de Save the Children ou de ses partenaires de mise en oeuvre ;

 il ou elle a participé à des activités organisées par l’un des membres de Save the Children ou de ses partenaires de mise en oeuvre ;

 il ou elle a accédé à des services fournis par Save the Children ou par l’un de ses

DÉSAGRÉGATION (Save the Children) : analyse des données ventilées en fonction de différents groupes afin de souligner les différences entre certains groupes et certaines variations au sein d’un échantillon. Les différents groupes utilisés pour la désagrégation peuvent inclure le genre, l’âge, le groupe ethnique, le handicap, le lieu géographique, le statut socio-économique, la situation d’emploi, le statut de personne déplacée, entre autres.

DIFFUSION (Save the Children) : processus par lequel les résultats et les enseignements tirés du processus de suivi et évaluation sont communiqués aux publics cibles appropriés. En particulier, ce terme se rapporte à la communication aux bénéficiaires (enfants, communautés, gouvernements) au sein de laquelle nous nous efforçons d’améliorer et de garantir notre redevabilité.

Remarque : parmi les moyens de diffusion possibles, il y a lieu de citer : a) la production d’une version du rapport accessible aux enfants (brochures sur les résultats clés, affiches, présentations orales, entretiens médias, etc.) et/ou la traduction de ce rapport dans les langues locales ; ou b) la prise en compte de moyens novateurs et accessibles de présenter les constatations, tels que le théâtre, la vidéo, la poésie et la photographie.

ACTEUR RESPONSABLE (Save the Children) : organisme ou personne assumant les responsabilités et les obligations qui incombent aux ayant-droits, telles qu’elles sont établies par les lois internationales et nationales et les instruments de protection des droits humains. L’État, en tant que principal acteur responsable, a l’obligation de respecter et de protéger les droits humains et de promouvoir ces droits.

Terme connexe : ayant-droits.

EFFET (OCDE) : changement escompté ou non, attribuable directement ou indirectement à une action.

Termes connexes : résultats, réalisations

EFFICACITÉ (OCDE) : mesure selon laquelle les objectifs de L’action de développement ont été atteints, ou sont en train de l’être, compte tenu de leur importance relative.

EFFICIENCE (OCDE) : mesure selon laquelle les ressources (fonds, expertise, temps, etc.) sont converties en résultats de façon économe.

NORMES ÉTHIQUES (Save the Children) : les principes et règles de conduite qui régissent un groupe ou une personne engagés dans des activités de recherche, de suivi et d’évaluation. Plus particulièrement, ce terme s’applique à l’usage approprié du pouvoir détenu par un groupe ou une personne engagé dans ces activités.

ÉVALUATION (OCDE) : appréciation systématique et objective d’un projet, d’un programme ou d’une politique, en cours ou terminé, de sa conception, de sa mise en oeuvre et de ses résultats. Le but est de déterminer la pertinence et l’accomplissement des objectifs, l’efficience en matière de développement, l’efficacité, l’impact et la durabilité. Une évaluation devrait fournir des informations

Termes connexes : évaluation de validation du concept, évaluation post-programme, évaluation d’initiative thématique/globale, évaluation en temps réel, examen, évaluation ex-ante, évaluation ex-post, évaluation formative, évaluation récapitulative, évaluation à mi-parcours, évaluation de processus.

ÉVALUATION EX-ANTE (OCDE) : évaluation qui est conduite avant la mise en oeuvre d’une action de développement.

Termes connexes : référence, étude de référence, évaluation

ÉVALUATION EX-POST (OCDE) : évaluation d’une action de développement une fois celle-ci terminée.

Termes connexes : évaluation

RÉTROACTION (OCDE) : transmission des constatations résultant du processus d’évaluation à ceux qui peuvent en tirer des leçons utiles et pertinentes afin de favoriser un meilleur apprentissage. Cela peut impliquer de réunir et de diffuser les constatations, les conclusions, les recommandations et les leçons de l’expérience.

ÉVALUATION FORMATIVE (OCDE) : évaluation visant à améliorer les performances, le plus souvent effectuée au cours de la phase de mise en oeuvre d’un projet ou d’un programme.

Termes connexes : évaluation

POSSIBILITÉ DE GÉNÉRALISATION (Save the Children) : la mesure dans laquelle les constatations peuvent être réputées véridiques pour l’ensemble de la population cible, et pas uniquement pour l’échantillon. Pour garantir la possibilité de généralisation, la procédure et les données d’échantillonnage doivent se conformer à un certain nombre de normes méthodologiques.

*DÉCLARATION DE RÉSULTATS GLOBAUX (Save the Children) : une phrase qui spécifie les résultats escomptés pour chacune des initiatives de Save the Children et qui peut être utilisée aux fins de la planification ou du compte-rendu au niveau du projet, du programme, du pays, ainsi qu’à l’échelle thématique et globale.

INDICATEUR DE RÉSULTATS GLOBAUX (Save the Children) : un ensemble d’indicateurs liés aux déclarations de résultats globaux de Save the Children qui permet de mesurer le degré d’accomplissement des objectifs fixés par les déclarations de résultats globaux.

Remarque : les indicateurs de résultats globaux sont obligatoires et doivent être contrôlés dans chaque projet / programme dans tous les pays IPU, avec la possibilité de les utiliser à l’échelle nationale, thématique et globale.

Termes connexes : Indicateur, Déclaration de résultats globaux, Indicateurs d’initiative

FINALITÉ (FIDA) : objectif global d’un programme ou d’un secteur à l’atteinte duquel une action de développement, telle qu’un projet, est censé contribuer. Il s’agit donc d’une déclaration

IMPACT (OCDE) : effet à long terme, positif et négatif, primaire et secondaire, induit par une action de développement, directement ou non, intentionnellement ou non.

Remarque : dans les situations d’urgence, les effets peuvent se situer au niveau des réalisations plutôt qu’au niveau de l’impact.

*INDICATEUR (OCDE) : facteur ou variable, de nature quantitatif ou qualitatif, qui constitue un moyen simple et fiable de mesurer et d’informer des changements liés à l’intervention ou d’aider à apprécier la performance d’un acteur du développement.

Termes connexes : Indicateurs de résultats globaux, SMART, indicateur de substitution, indicateur d’initiative

PUBLICS INDIRECTEMENT CONCERNÉS (Save the Children) : une personne fait partie du public indirectement concerné lorsqu’elle est concernée par un ou plusieurs des actions suivantes :

 communications, IEC et/ou efforts ou événements de sensibilisation mis en place ou appuyés par un membre de Save the Children ou l’un de ses partenaires de mise en oeuvre ;

 un membre de la famille ou de la communauté dont le bien-être devrait être amélioré par un public directement concerné de Save the Children ou de l’un de ses partenaires de mise en oeuvre ;

 

INDICATEUR D’INITIATIVE (Save the Children) : indicateurs élaborés et gérés par Global Initiatives qui sont exigés dans les pays de priorité des GI, et qui démontrent, ou du moins illustrent, les objectifs fixés par les plans commerciaux de GI, mais qui ne sont pas saisis par les indicateurs globaux.

Termes connexes : indicateurs de résultats globaux, déclarations de résultats globaux, indicateur

RESSOURCES (MOYENS, INTRANTS) (OCDE) : moyens financiers, humains et matériels utilisés pour l’action de développement.

EFFET VOULU/NON VOULU (FIDA) : changement voulu ou non résultant directement ou indirectement d’une intervention de développement.

ENSEIGNEMENTS TIRÉS (OCDE) : généralisations, établies à partir de circonstances spécifiques relatives à des évaluations de projets, de programmes ou de politiques permettant de tirer des enseignements plus larges. Souvent les leçons soulignent les points forts et les points faibles dans la préparation, la conception et la mise en oeuvre, qui ont un effet sur la performance, les résultats et l’impact.

*CADRE LOGIQUE (OCDE) : outil de gestion utilisé pour concevoir, suivre et évaluer les interventions, le plus souvent au niveau des projets. Cela suppose d’identifier les éléments stratégiques (ressources, extrants, réalisations, impacts) et leurs relations causales, les indicateurs, ainsi que les facteurs extérieurs (risques) qui peuvent avoir une influence sur le succès ou l’échec de l’action. Il facilite ainsi la conception, l’exécution et l’évaluation d’une intervention de

SYSTÈME DE GESTION DES INFORMATIONS (ACDI) : arrangements en vue de conserver des informations sur les interventions, leur contexte et les progrès accomplis (ressources, extrants et résultats) afin qu’elles soient accessibles et puissent informer les décideurs, responsables et les évaluateurs. Un système de suivi des informations peut également inclure les synthèses et les regroupements présentés régulièrement aux autorités responsables de la mise en oeuvre (examens, rapports d’exploitation, indicateurs, etc.)

MOYENS DE VÉRIFICATION (ACDI) : les moyens de vérification indiquent les documents à consulter afin d’obtenir les données nécessaires visant à démontrer l’atteinte des objectifs définis par l’indicateur.

META-ÉVALUATION (OCDE) : évaluation conçue comme une synthèse des constatations tirées de plusieurs évaluations. Le terme est également utilisé pour désigner l’évaluation d’une évaluation en vue de juger de sa qualité et/ou d’apprécier la performance des évaluateurs.

ÉVALUATION À MI-PARCOURS (OCDE) : évaluation conduite à la moitié de la mise en oeuvre de l’action.

Termes connexes : évaluation, évaluation formative

JALON (Save the Children) : la fin d’une étape qui marque l’achèvement d’une phase de travail. Implique l’achèvement d’un livrable clé et un progrès réalisé dans la bonne direction en vue de l’atteinte de l’objectif d’un projet ou programme.

NORMES MINIMALES (Save the Children) : un ensemble d’exigences qui doivent toutes être satisfaites pour garantir la bonne marche d’une activité ou d’un processus (par ex. normes minimales en matière de suivi) ou pour l’atteinte d’un niveau particulier.

SUIVI (OCDE) : processus continu de collecte systématique d’informations, selon des indicateurs choisis, pour fournir aux gestionnaires et aux parties prenantes d’une action de développement en cours, des éléments sur les progrès réalisés, les objectifs atteints et l’utilisation des fonds alloués.

MÉTHODOLOGIE (OCDE) : un ensemble de méthodes analytiques et de techniques adaptées à l’évaluation d’une activité spécifique. Elle peut également viser à recueillir les meilleurs éléments probants possibles qui sont nécessaires à la résolution des problèmes liés à l’évaluation et des questions analytiques.

BESOINS EN MATIÈRE D’INFORMATION DU PUBLIC S&E (Save the Children) : une présentation générale des systèmes (processus) S&E développés par rapport aux publics clés au regard des informations de S&E et les informations exigées par chaque public.

PLAN S&E (Save the Children) : un plan rédigé afin de fournir une vue d’ensemble des activités et des processus spécifiques qui seront mis en oeuvre dans le cadre du suivi et de l’évaluation d’un projet particulier.

Remarque : Des notes d’orientation relatives au plan S&E précisent les éléments qui peuvent être inclus dans le plan S&E.

SYSTÈME (D’APPRENTISSAGE) S&E (Save the Children) : l’ensemble des processus de planification, de collecte et de synthèse des informations, ainsi que les processus de réflexion et de compte-rendu, de même que les conditions et les capacités d’appui nécessaires aux extrants M&E pour apporter une contribution précieuse au processus décisionnel et aux enseignements tirés d’un projet.

OBJECTIF (FIDA) : énoncé détaillé des résultats que l’on souhaite obtenir d’un projet aux différents niveaux (extrant, réalisation ou impact anticipé ou souhaité).

*RÉALISATION (OCDE) : Ce qu’une ou plusieurs actions doivent accomplir ou ont accompli à court ou à moyen terme.

*EXTRANT (PRODUIT) (OCDE) : biens, équipements ou services qui résultent de l’action de développement. Le terme peut s’appliquer à des changements induits par l’action qui peuvent conduire à des effets directs.

PARTICIPATION (FIDA) : un ou plusieurs processus auxquels une personne (ou un groupe) prend part dans le cadre d’une consultation, d’un processus décisionnel spécifique et d’une action.

Termes connexes : participation des enfants

PARTENAIRES (OCDE) : les personnes et/ou organisations qui collaborent pour atteindre des objectifs convenus en commun.

Remarque : le concept de partenariat évoque des objectifs conjoints, des responsabilités partagées en ce qui concerne les réalisations, des engagements réciproques et une obligation de rendre compte de manière claire. Les partenaires peuvent être des organisations gouvernementales, de la société civile, des ONG, des universités, des associations professionnelles, des organisations multilatérales, des entreprises privées, etc.

EXAMEN PAR DES PAIRS (ACDI) : un processus généralement utilisé pour garantir la qualité scientifique. Ces examens peuvent être pris en charge par des examinateurs ou des comités prioritaires afin d’examiner des propositions en prenant en compte le fait que les hypothèses ou les questions et méthodes de recherche envisagées sont conformes ou non aux normes en vigueur au sein du secteur.

MATRICE DE PERFORMANCE/CADRE D’ÉVALUATION DE LA PERFORMANCE (ACDI) : un cadre d’évaluation de la performance est un plan visant à recueillir systématiquement les données pertinentes sur toute la durée d’un investissement afin d’évaluer et de démontrer les progrès accomplis par rapport aux résultats escomptés. Il documente les principaux éléments du système de suivi et garantit que les informations relatives à la performance soient collectées de manière régulière. Il contient également des informations relatives aux données de référence, aux objectifs et à la prise en charge de la collecte des données.

Termes connexes : cadre conceptuel

ÉVALUATION POST-PROGRAMME (Save the Children) : activité de suivi réalisée plusieurs années suivant l’achèvement d’un effort de développement, dans le principal but de tirer des enseignements relatifs à l’impact, la durabilité et l’efficacité à long terme de l’effort de développement.

Termes connexes : évaluation

ÉVALUATION DE PROCESSUS (OCDE) : une évaluation de la dynamique interne des organismes de mise en oeuvre, de leurs instruments de politique, leurs mécanismes de prestation de services, leurs pratiques en matière de gestion et la corrélation entre ces éléments.

Termes connexes : évaluation, évaluation formative

PROJET (USAID): un projet est une action structurée d’une durée limitée poursuivant un objectif clairement défini. Par le biais des activités qui le composent, un projet mobilise des ressources afin de produire des extrants ou des résultats spécifiques qui contribueront à l’atteinte d’un objectif. Il est développé par le biais des mêmes processus administratifs, analytiques et d’approbation qu’une activité autonome.

Termes connexes : activité

PROGRAMME (USAID): ensemble organisé de projets et d’activités et affectation de ressources de manière directe afin d’atteindre un but, un objectif ou une finalité poursuivi ou suggéré par un organisme afin d’assumer les responsabilités qui lui incombent.

APPROCHE AXÉE SUR LES PROGRAMMES (SIDA) : une manière d’initier une coopération en matière de développement reposant sur le principe d’appui coordonné pour un programme de développement local, tel qu’une stratégie nationale de réduction de la pauvreté, un programme sectoriel, un programme thématique ou un programme géré par une organisation spécifique.

CADRE DE PROJET / PROGRAMME (Save the Children) : un outil de gestion utilisé dans le cadre de la conception, le suivi et l’évaluation des actions de développement (au niveau du projet, du programme ou de Global Initiative, etc.).

Termes connexes : cadre conceptuel, cadre logique, cadre des résultats, matrice des performances/cadre d’évaluation des performances

ÉVALUATION DE VALIDATION DE CONCEPT (Save the Children): évaluation réalisée afin de démontrer ou de prouver les effets (habituellement les extrants ou les résultats, et parfois l’impact) d’un ensemble d’activités spécifiques. L’évaluation de validation de concept sera généralement réalisée pour les actions pilotes novatrices qui peuvent être déployées à plus grande échelle si l’évaluation génère un résultat positif.

Termes connexes : évaluation

*INDICATEUR DE SUBSTITUTION (FIDA) : un indicateur approprié utilisé pour représenter un indicateur plus difficilement mesurable.

Termes connexes : indicateur

*QUALITATIF (FIDA) : Ce qui n’est pas exprimable sous forme numérique, par exemple le procès-verbal d’une réunion communautaire et des relevés sommaires d’observations.

ASSURANCE QUALITÉ (OCDE) : L’assurance qualité couvre toute activité concernant l’appréciation et l’amélioration des mérites et de la valeur d’une action de développement, ou le respect de normes préétablies.

*QUANTITATIF (FIDA) : Ce qui est mesuré ou mesurable quantitativement, ou ce qui concerne des chiffres ou des quantités et est exprimé sous cette forme.

ÉVALUATION EN TEMPS RÉEL (Save the Children) : un examen rapide par des pairs réalisé à un stade précoce de l’intervention (généralement entre six semaines et deux mois après le début de la situation d’urgence) afin d’évaluer l’efficacité et d’ajuster ou de corriger la manière dont l’intervention est mise en oeuvre. Cette évaluation doit être considérée comme un « instantané » d’une situation à un moment donné ou comme un moyen de prendre du recul et de réfléchir à la marche à suivre.

Termes connexes : évaluation

PERTINENCE (OCDE) : mesure selon laquelle les objectifs de l’action de développement correspondent aux attentes des bénéficiaires, aux besoins du pays, aux priorités globales, aux politiques des partenaires et des bailleurs de fonds.

FIABILITÉ (OCDE) : cohérence et consistance des informations sur la base desquelles se fondent l’évaluation et les jugements qui en découlent. La fiabilité fait référence à la qualité des techniques, procédures et analyses utilisées pour collecter et interpréter les données.

RÉSULTATS (OCDE) : Extrants (produits), réalisations ou impacts obtenus (escomptés ou non, positifs et/ou négatifs) d’une action de développement.

*CADRE DE RÉSULTATS (Save the Children) : un outil destiné à l’évaluation de la planification, de la conception, de la gestion et de la performance d’un projet qui illustre les éléments de projet (finalités, objectifs, extrants, réalisations), leur corrélation et les facteurs externes qui peuvent influer sur la réussite ou l’échec du projet.

Termes connexes : cadre conceptuel, cadre logique, cadre des résultats, matrice des performances/cadre d’évaluation des performances

EXAMEN (OCDE) : Appréciation de la performance d’une action (projet, programme de pays, Initiative Mondiale, etc), périodiquement ou de façon ad hoc.

Remarque : le terme « évaluation » est souvent appliqué pour une appréciation plus globale et/ou plus profonde que l’examen. L’examen tend à souligner les aspects opérationnels. Les termes « examen » et « évaluation » sont parfois utilisés comme synonymes.

Termes connexes: examen annuel de l’apprentissage, évaluation

APPROCHE FONDÉE SUR LES DROITS (Save the Children) : méthode de programmation qui permet de faire des droits humains une réalité. Ces approches sont fondées sur la conviction que tous les êtres humains ont certains droits qui sont inaliénables et qui leur permettent de formuler des revendications lorsque leurs droits sont niés ou bafoués. Ces droits sont énoncés par le droit

AYANT-DROIT (Save the Children) : la personne ou l’ensemble de personnes en possession d’un droit et qui peuvent revendiquer le respect, la protection et l’exercice de ce droit. L’ayant-droit peut également être soumis à des devoirs et des obligations liés à d’autres ayant-droits.

ANALYSE DES RISQUES (Save the Children) : une analyse ou une évaluation de facteurs (appelés hypothèses dans le cadre logique) qui affecte ou est susceptible d’affecter la réalisation des objectifs d’une action. Un examen détaillé des conséquences potentielles imprévues et négatives pour la vie humaine, la santé, la propriété et l’environnement engendrées par les actions de développement ; un processus systématique permettant de fournir des informations relatives aux conséquences indésirables ; le processus de quantification des probabilités et des impacts escomptés des risques identifiés.

ATTÉNUATION DES RISQUES/RÉPONSE AU RISQUE (ACDI) : moyens mis en oeuvre pour gérer un risque en l’évitant, en le réduisant, en le partageant, en le cédant ou en l’acceptant.

*DÉPLOIEMENT (Save the Children): processus par lequel des données quantitatives ou qualitatives au niveau d’un projet ou d’un programme sont résumées, ajoutées et/ou agrégées de manière pertinente en vue de leur application à un niveau supérieur, par exemple à l’échelle nationale, régionale, thématique et/ou globale.

ÉCHANTILLON (FIDA) : fraction représentative d’une population. Les échantillons sont recueillis afin de mesurer des paramètres ou caractéristiques applicables à l’ensemble de la population. L’action consistant à sélectionner une fraction représentative de la population est appelée échantillonnage.

ANALYSE DE SITUATION (Save the Children) : processus visant à recueillir et analyser des informations concernant une question particulière dans un contexte plus vaste afin d’établir une évaluation raisonnable des actions qui doivent être réalisées.

Remarque : Cette analyse inclut généralement : les causes d’un problème particulier, les effets de ce problème sur différents groupes, la manière dont il est perçu en fonction des personnes, les facteurs environnementaux qui l’affectent ou sont affectés par ce problème, le contexte politique, les différents groupes et institutions qui sont des parties prenantes, la corrélation entre les différentes organisations, les politiques concernées et les moyens de leur mise en oeuvre.

Termes connexes : analyse de situation des droits de l’enfant

SMART (Save the Children) : acronyme de Spécifique, Mesurable, Accessible, Réalistes, daTé.

Note : SMART peut s’appliquer à des objectifs et des indicateurs

PARTIES PRENANTES (OCDE) : agences, organisations, groupes ou individus qui ont un intérêt direct ou indirect dans l’action de développement ou dans son évaluation.

ÉVALUATION RÉCAPITULATIVE (OCDE) : étude conduite en fin d’action (ou

GROUPES CIBLES (OCDE) : personnes ou organisations au bénéfice desquelles l’action de développement est entreprise.

ÉVALUATION DES INITIATIVES THÉMATIQUES/GLOBALES (Save the Children) : évaluation réalisée sur l’ensemble des projets, programmes et pays pour un thème particulier ou une initiative globale (Global Initiative). L’objectif principal de ces évaluations consiste à offrir une perspective plus vaste des réalisations et impacts globaux de tous les projets/programmes réalisés pour un thème particulier et pour Global Initiatives.

Termes connexes : évaluation

THÉORIE DU CHANGEMENT (Save the Children) : Save the Children a convenu d’un cadre de travail permettant de créer un impact sur les enfants (voir MM04-09 Stratégie 2010-2015 – Proposition centrale pour une synthèse)

TRIANGULATION (OCDE) : utilisation d’au moins trois théories, sources ou types d’informations, ou démarches d’analyse, pour vérifier et soutenir une appréciation ou un point de vue.

Remarque : en combinant plusieurs sources, méthodes, analyses ou théories, les évaluateurs cherchent à surmonter les biais qui apparaissent quand on se fonde sur une seule source d’information, un seul observateur, une seule méthode ou une seule théorie.

Termes connexes : validation

VALIDITÉ (OCDE) : disposition selon laquelle les stratégies et les instruments de collecte d’information permettent de mesurer ce qu’ils sont censés mesurer.

VALIDATION (FIDA) : le processus de recoupement destiné à vérifier que les données obtenues par une méthode de suivi sont confirmées par celles obtenues par une méthode différente.

Termes connexes : triangulation

 

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ANNEXE : EXEMPLES SUPPLÉMENTAIRES

*Données de référence Pour tout programme de pays, l’objectif de Save the Children consiste à permettre à davantage d’enfants d’accéder à un enseignement ou de rester à l’école. L’un de nos indicateurs de suivi des programmes est le taux d’abandon scolaire. Avant le début de l’action mise en oeuvre par Save the Children, le taux d’abandon scolaire s’élevait à 12,4 % dans les municipalités concernées. Ceci constitue une donnée de référence. Deux années plus tard, le taux d’abandon scolaire enregistrait 7 % dans les mêmes municipalités. Il en a résulté que le nombre annuel d’enfants âgés de 7 à 12 ans exclus du système scolaire a diminué dans les municipalités ciblées. Par le biais de ces données de référence, Save the Children est en mesure d’assurer un suivi de l’évolution du taux d’abandon scolaire.

 

BONNE CHANCE TOUS

 

 

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